Affaire Quatennens : "Je n'appelle pas à sa démission, ce sont les électeurs qui doivent garder le contrôle de leurs élus", estime Alexis Corbière

Affaire Quatennens : "Je n'appelle pas à sa démission, ce sont les électeurs qui doivent garder le contrôle de leurs élus", estime Alexis Corbière
"Je défends le droit de révoquer les élus, ce sont les électeurs qui doivent garder le contrôle de leurs élus", a déclaré Alexis Corbière jeudi 24 novembre sur LCI.

publié le jeudi 24 novembre 2022 à 12h15

Jeudi 24 novembre, Alexis Corbière a déclaré qu’il ne demandait pas la démission de son collègue de LFI Adrien Quatennens à la suite des accusations de violences conjugales. Le vice-président du groupe LFI à l’Assemblée nationale a invoqué la responsabilité des électeurs concernant les élections de leurs députés.

Invité sur le plateau de LCI dans la matinée du jeudi 24 novembre, Alexis Corbière, vice-président de La France insoumise à l’Assemblée nationale, a expliqué pourquoi il ne demandait pas la démission de son collègue Adrien Quatennens, accusé de violences conjugales sur son épouse Cécile.


Selon le député de Seine-Saint-Denis, ce sont aux électeurs de "garder le contrôle de leurs élus".

"Un député, je n'appellerai pas à sa démission, (...) Je défends le droit de révoquer les élus, ce sont les électeurs qui doivent garder le contrôle de leurs élus", a-t-il plus exactement déclaré. "Je n'appellerai pas à la démission d'un député, car c'est aux électeurs de le faire", a-t-il également affirmé.

Ce nouveau rebond fait suite à de nouvelles accusations formulées par Céline Quatennens mercredi 23 novembre, alors que son époux se préparait à reprendre la vie politique. Dans un communiqué inédit, l’épouse du député évoque des "violences physiques et psychologiques" depuis "plusieurs années" de la part d'Adrien Quatennens. Ce dernier a "catégoriquement" démenti ces propos.

Alexis Corbière ne souhaite pas qu'une "déchirure conjugale" rythme la vie de LFI

Alexis Corbière a affirmé qu’à ce stade de l’enquête, le groupe d’extrême-gauche prendrait compte de l’"agenda judiciaire", en fonction duquel évoluera leur position. Adrien Quatennens ne siégera donc plus au sein de LFI jusqu'à décision de justice. Toujours sur LCI, le vice-président de LFI dans l'Hémicycle a déclaré qu’il ne souhaitait pas que son mouvement vive "au rythme" de ce qu’il décrit comme une "déchirure conjugale".


Depuis la fuite des informations sur ces violences, rendues publiques en mi-septembre par le Canard Enchaîné, Adrien Quatennens a été mis en retrait de sa fonction de coordinateur politique et n’est pas reparu à l’Assemblée nationale. 
 
Interrogé sur le fait qu'Adrien Quatennens n'est plus en arrêt maladie mais ne travaille pas, Alexis Corbière a estimé qu'il n'était "pas en capacité" d'exercer son mandat de député notamment en raison de la pression médiatique.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.