Popularité : Pécresse, Bertrand et Wauquiez bénéficient de l'"effet régionales", Macron en pâtit

Popularité : Pécresse, Bertrand et Wauquiez bénéficient de l'"effet régionales", Macron en pâtit
De gauche à droite : Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez (photomontage)

publié le vendredi 02 juillet 2021 à 05h00

SONDAGE. Réélu à la tête de l'Île-de-France, des Hauts-de-France et de l'Auvergne-Rhône-Alpes, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez voient leur cote d'influence progresser, selon un sondage BVA pour Orange et RTL.

A l'inverse, Emmanuel Macron, dont le parti a fait de mauvais scores aux régionales, voit sa cote de popularité baisser. 

La lourde défaite de La République en marche aux élections régionales, sur fond d'abstention massive, pèse sur Emmanuel Macron. Après avoir progressé le mois dernier à la faveur du déconfinement, le chef de l'Etat voit en effet sa cote de popularité diminuer ce mois-ci à 39%, en baisse de 3 points, retrouvant ainsi son niveau du mois d'avril, selon un sondage* BVA pour Orange et RTL publié vendredi 2 juillet.

Cette défaite n'impacte en revanche pas le Premier ministre. Jean Castex n'enregistre en effet aucune baisse de sa cote de popularité, stable ce mois-ci à 42% après sa hausse de 6 points le mois dernier. 

Dans le détail, Emmanuel Macron perd surtout des points chez les sympathisants La France insoumise, Europe-Ecologie-Les Verts et le Rassemblement national, mais il reste relativement stable chez les sympathisants PS et progresse même chez les sympathisants Les Républicains (45%; +8). Il bénéficie par ailleurs d'une cote de popularité nettement supérieure à celle de François Hollande un an avant l'élection présidentielle (19% en juillet 2016), et relativement proche de celle de Nicolas Sarkozy à la même époque (37% en juin 2011).

"Effet régionales" à droite, pas à gauche

A l'inverse du chef de l'Etat, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez bénéficient eux d'un "effet régionales" après leur victoire. Réélus à la tête des Hauts-de-France, de l'Île-de-France et de l'Auvergne-Rhône-Alpes, ces trois personnalités de droite voient leur cote d'influence progresser, dans un contexte où la plupart des personnalités politiques voient la leur diminuer, notamment les membres du gouvernement (comme Eric Dupond-Moretti : 16%; -5) ou les représentants des partis ayant obtenu des scores décevants aux régionales, comme Marine Le Pen (27%; -2) et Jean-Luc Mélenchon (15%; -4)

Xavier Bertrand se hisse ainsi à la troisième place du classement (30%, +3), derrière l'ancien Premier ministre Edouard Philippe (41%; -2) et l'ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot (33%; -1). Valérie Pécresse est à la 5e place (26%, +4) et Laurent Wauquiez à la 12e (20%, +2). 

Une hausse de popularité qui devrait relancer le débat sur la présidentielle. Déjà candidat pour 2022, Xavier Bertrand a appelé ses anciens collègues des Républicains à "former une belle équipe". Les régionales n'a pas fait ressortir "d'homme providentiel", lui a répondu Valérie Pécresse, expliquant qu'elle se laissait jusqu'à la fin de l'été avant de décider de se lancer ou non dans la course à la présidentielle. "Je ne veux pas de ces espèces de course de vitesse où à peine élu, on passe à autre chose", a de son côté lancé Laurent Wauquiez. 

Ce sondage ne révèle pas d'"effet régionales" chez les personnalités de gauche, peu de présidents de régions de gauche figurant dans le baromètre. A titre d'information, la socialiste Carole Delga, réélue à la tête de l'Occitanie, testée pour la première fois, voit sa cote d'influence s'établir à 9%. En dehors de ça, ni la maire de Paris Anne Hidalgo (17%; -2), candidate potentielle pour 2022, ni l'eurodéputé EELV Yannick Jadot (13%; -3), candidat déclaré depuis mercredi à la présidentielle, n'enregistrent de dynamique. 

Comment lutter contre l'abstention ?

Après des élections régionales marquées par une abstention record, plusieurs pistes ont été évoquées pour éviter qu'une telle situation se reproduise. Si les Français plébiscitent majoritairement le vote à distance (76%) et la reconnaissance du vote blanc (73%), ils sont en revanche moins convaincus par le vote électronique (63%) et le vite sur le lieu de travail (60%). 

Le vote obligatoire divise beaucoup plus les Français : 49% jugeraient cela efficace pour lutter contre l'abstention, contre 51% qui sont de l'avis contraire.

* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1.004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par Internet les 30 juin et 1er juillet 2021.
 

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