Police : une "tolérance zéro" vis-à-vis du racisme, assure Christophe Castaner

Police : une "tolérance zéro" vis-à-vis du racisme, assure Christophe Castaner
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, le 27 mai 2020.

, publié le lundi 08 juin 2020 à 17h35

Au cours d'un point presse, le ministre de l'Intérieur s'est exprimé sur les sujets brûlants auquel fait face la police, concernant le racisme et les méthodes d'interpellation.

Une "tolérance zéro contre le racisme chez les forces de l'ordre". C'est ce qu'a annoncé, lundi 8 juin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, assurant que la suspension sera "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré" en la matière.


"Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme (...) Aussi, j'ai demandé à ce qu'une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes", a-t-il ajouté, au cours d'une conférence de presse.

Il s'est également dit "troublé" par les "témoignages" autour de l'arrestation à Bondy (Seine-Saint-Denis), le 25 mai, du jeune Gabriel, 14 ans, qui accuse les policiers de l'avoir frappé en le blessant gravement à l'oeil.

L'affaire Gabriel "a marqué de nombreux Français", a déclaré Christophe Castaner.

"Je suis moi-même troublé par les témoignages que j'entends", a-t-il ajouté. "La lumière sera faite et les déclarations des policiers sont en ce moment confrontées aux expertises médicales".

Enfin, la méthode d'interpellation policière controversée de la "prise par le cou, dite de l'étranglement sera abandonnée", a annoncé le ministre de l'Intérieur. "Elle ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C'est une méthode qui comportait des dangers", a ajouté le ministre. Il a aussi annoncé une réforme "en profondeur des inspections du ministère de l'Intérieur", pour "plus d'indépendance".
 

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