Police : Edouard Philippe appelle à la "confiance" et à "l'exigence"

Police : Edouard Philippe appelle à la "confiance" et à "l'exigence"
Edouard Philippe et Christophe Castaner, à Evry, le 9 juin 2020

, publié le mardi 09 juin 2020 à 13h22

En déplacement dans l'Essonne, le Premier ministre a taché de ménager les sensibilités entre forces de l'ordre et mouvements de protestation contre les violences policières, alors que les mesures annoncées par Christophe Castaner n'ont pas calmé les tensions.

Le climat de défiance entre manifestants contre les violences policières et forces de l'ordre est monté d'un cran ces derniers jours, sur fond d'accusations de racisme au sein de la police. Dans ce contexte, Edouard Philippe s'est rendu à Evry mardi 9 juin, assurant de sa "confiance" et de son "respect" pour les policiers, à la fois "gardiens de la paix" et "forces de l'ordre". Le Premier ministre a pris la parole au lendemain des déclarations de Christophe Castaner sur la déontologie policière, qui ont semé le trouble au sein de la profession.

Le "premier flic de France" a été accusé de "lâcher" les siens après l'annonce de plusieurs mesures, dont l'interdiction d'une technique d'immobilisation, ainsi que la "tolérance zéro" prônée sur la conduite des policiers.


Edouard Philippe a lui rappelé les grands principes de la République, qui "reconnait et protège tous ses enfants". "Les hommes naissent libres et égaux en droit", a t-il ajouté, citant la déclaration des droits de l'homme. "Notre pays a t-il toujours été à la hauteur de ses principes? Peut-être pas toujours, car ses principes sont exceptionnels d'ambition. Est-ce que chacun collectivement et individuellement est à la hauteur de ses principes? Peut-être pas toujours", a t-il concédé. Le chef du gouvernement a évoqué le cas des "gardiens de la paix", qui sont en "première ligne" pour faire assurer ses principes. "Leur mission est redoutablement difficile", a t-il soutenu, dans des contextes de "tensions, menaces, risques, mises en cause ou d'attaques physiques". "Nous leur devons respect et confiance", a t-il estimé, tout en ajoutant que "nous avons également un devoir d'exigence".

Le racisme, "une maladie de l'âme et une faiblesse qu'il faut dénoncer"

"Nous avons rencontré des hommes qui sont engagés pour protéger. la population. Ils nous ont dit leur émotion et leur incompréhension. J'ai vu un major de police ému aux larmes d'avoir à justifier son engagement et le fait qu'il croit profondément à ses principes simples", a t-il décrit quant à la visite, qui s'est déroulée en milieu de matinée, avant qu'il ne poursuive son déplacement dans les locaux d'une association.

Il a notamment évoqué "l'émotion mondiale" provoquées par les images de la mort de George Floyd, qui "résonnent avec des inquiétudes et le sentiment que nous n'étions pas à la hauteur". "Le racisme est une forme de maladie de l'âme, de faiblesse". "Il faut la dénoncer", a t-il résumé, dans la lignée des déclarations de son ministre de l'Intérieur.
 

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