Police : des syndicats demandent à être reçus par Gérald Darmanin pour "clarifier les orientations présidentielles"

Police : des syndicats demandent à être reçus par Gérald Darmanin pour "clarifier les orientations présidentielles"
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

, publié le lundi 07 décembre 2020 à 19h34

Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) a appelé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à lancer "en urgence" un "cycle de concertation pour répondre aux attentes et réformer la police nationale".

Les violences ont émaillé les manifestations ces deux derniers samedis, notamment à l'encontre des policiers. Deux syndicats de cadres de la police ont demandé ce lundi 7 décembre à être reçus par le ministre de l'Intérieur pour "clarifier les orientations présidentielles" et trouver des "solutions" à ces violences contre les policiers. Vendredi, sur le média en ligne Brut, Emmanuel Macron s'est exprimé sur les contrôles au faciès et les discriminations.


"Aujourd'hui quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (..) On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable", a regretté le chef de l'Etat. Des propos qui ont fait réagir les syndicats de police.

"Nous avons demandé dès ce week-end une réunion des organisations syndicales représentatives (...) afin de clarifier les orientations présidentielles et de trouver des solutions urgentes aux violences qui se répandent sur nos policiers", écrit le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Des violences par des policiers"

Vendredi, le chef de l'Etat a également reconnu qu'il existait "des violences par des policiers", expression qu'il a dit préférer à celle de "violences policières", déplorant que la deuxième soit devenue selon lui, "un slogan".


Les propos d'Emmanuel Macron "suscitent depuis un émoi parmi les policiers et des questionnements légitimes", écrit le SCPN. Le syndicat dénonce aussi la présence dans les manifestations de samedi contre la loi Sécurité globale "du Black Bloc et/ou de nombreux casseurs, et parmi eux des individus déterminés à 'se faire du flic'".

Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) a, quant à lui, appelé sur Twitter le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à lancer "en urgence" un "cycle de concertation pour répondre aux attentes et réformer la police nationale", après les "propos du président de la République qui ont suscité la colère des policiers" et les "blessés #FDO (forces de l'ordre, ndlr) samedi dernier encore à Paris".


"Nous n'acceptons pas que la police soit considérée comme violente de façon systémique, ni même raciste, ni même tout autre chose que ce qu'elle est: une institution fortement éprouvée par l'accumulation des crises, gravement paupérisée par des années d'abandon des politiques publiques", écrit encore le SCPN.

Samedi, les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance et Unité SGP, ont, eux, appelé à cesser les contrôles d'identité après les déclarations du chef de l'Etat.

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