Polémique sur les maisons individuelles : Emmanuelle Wargon regrette "la caricature faite de ses propos"

Polémique sur les maisons individuelles : Emmanuelle Wargon regrette "la caricature faite de ses propos"©MARTIN BUREAU / AFP

publié le samedi 16 octobre 2021 à 17h53

La ministre chargée du Logement Emmanuelle Wargon "regrette la caricature faite de ses propos, qui ne reflète pas la teneur de son discours prononcé", selon un communiqué du ministère de la Transition écologique.

Vendredi 15 octobre, la ministre chargée du Logement Emmanuelle Wargon a regretté "la caricature faite de ses propos" sur les maisons individuelles, qui ont provoqué de vives réactions chez les professionnels du BTP.



Jeudi dans un discours, Emmanuelle Wargon a en effet déclaré que les maisons individuelles, "ce rêve construit pour les Français dans les années 70", "ce modèle d'urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier", sont un "non-sens écologique, économique et social". "Le modèle du pavillon avec jardin n'est pas soutenable et nous mène à une impasse", a-t-elle ajouté, selon plusieurs médias.

A la suite de ce discours, le pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB) a "déploré la stigmatisation persistante de l'habitat individuel, à contresens des aspirations des Français", tandis que la Fédération des constructeurs de maisons individuelles s'est dite "révoltée contre de tels propos tenus par une élite parisienne dite écologique et pourtant très loin des territoires, des habitants et de leurs préoccupations".

Dans un communiqué vendredi soir, le ministère de la Transition écologique affirme qu'"Emmanuelle Wargon l'a dit très clairement : il n'est pas question d'en finir avec la maison individuelle.

Elle regrette la caricature faite de ses propos, qui ne reflète pas la teneur de son discours prononcé".

"Défendre tous les modèles d'habitat durables"

"Oui, de nombreux Français rêvent de la maison individuelle car c'est une promesse de confort, d'espace et de tranquillité. Personne ne veut les en empêcher ni les en dissuader. Ils sont aussi en demande de services de proximité. Pourtant, les lotissements en périphérie des villes ne permettent pas toujours d'accéder à ces services et contribuent à un sentiment d'exclusion. Il faut donc repenser nos modèles d'urbanisme", est-il écrit.




"Face à cette crise du lien social et à l'urgence écologique, ceux qui ne veulent rien changer voudraient faire croire que l'on peut étendre la ville à l'infini en empiétant sur la nature", a-t-on déploré.

L'opération "Habiter la France de demain" - qu'a close jeudi Emmanuelle Wargon - visait à "mettre en valeur d'autres modèles d'habitat, plus durables et plus agréables à vivre, qui pour beaucoup existent déjà en France et ont vocation à se développer en complément de l'offre existante, qui bien sûr demeure", selon le communiqué du ministère.

Il affirme que "les maisons individuelles ont toutes leur place dans ces nouveaux modèles" et que la ministre "continuera pour sa part de défendre tous les modèles d'habitat durables qui, sans s'opposer à la maison individuelle, donnent des perspectives d'avenir pour réconcilier l'impératif écologique et celui de loger les Français là où ils en ont besoin".

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