Polémique autour du sapin de Noël : le maire de Bordeaux dénonce un "buzz médiatique"

Polémique autour du sapin de Noël : le maire de Bordeaux dénonce un "buzz médiatique"©Panoramic

, publié le samedi 12 septembre 2020 à 13h20

Après s'être fait enguirlander par la droite, notamment, pour avoir annoncé qu'il n'y aurait plus de sapin de Noël devant l'hôtel de ville de Bordeaux, Pierre Hurmic (EELV) parle d'"un buzz médiatique". Le maire s'est expliqué sur cette mesure sur Europe 1 samedi 12 septembre.

"Près de 60 000 euros" pour installer "des arbres morts sur les places de la ville" au moment de Noël.

Partant de ce constat, Pierre Hurmic (EELV), le nouveau maire de Bordeaux (Gironde), a fait part de sa décision de soi-disant supprimer les sapins de Noël dans sa ville. C'était le jeudi 10 septembre, lors d'une conférence de presse.

Mais face au tollé généré par son annonce, l'édile s'est expliqué sur Europe 1, samedi 12 septembre, indiquant avoir été mal compris. "30 mesures concrètes, précises, avec des dates de réalisation sur le terrain destinées à modifier le quotidien des Bordelais" ont été annoncées lors de cette conférence du 10 septembre. Parmi ces propositions, celle sur le sapin de Noël apparaissait "pour moi comme un détail", a estimé Pierre Hurmic.

"On avait installé les années précédentes un arbre de 17 mètres, coupé, sur la place Pey-Berland, qui l'an dernier, lors de la tempête Fabien, a chuté et a endommagé la place", a rappelé l'élu, qui souhaite célébrer Noël un peu différemment désormais. "Donc j'ai dit que cette année nous privilégierons plutôt des arbres vivants, que nous allons décorer", a-t-il ainsi précisé sur Europe 1.


Et de marteler que "cela coûte une petite fortune cet arbre de 17 mètres qui traverse la France en convoi exceptionnel, gardienné jour et nuit parce que vandalisé". Ce budget l'équipe municipale envisage de le réaffecter au profit de "nouvelles manifestations de spectacle vivant et autres sur la place", histoire de respecter la magie de Noël.

Pour Pierre Hurmic, ça ne fait pas un pli : la polémique a été lancée par l'extrême-droite locale. "C'est du buzz médiatique. C'est une mesure parmi trente, martèle-t-il. Le pouvoir des conservateurs et des réactionnaires est hallucinant. Ils ont du mal à se remettre du fait que les Bordelais veulent un peu de changement. Et là, c'est un changement à la marge."

"Ils sont rabat-joie"

La polémique a ensuite gonflé. "Mais quelle bêtise !", a réagi sur Twitter l'élu d'opposition et ex-premier adjoint Fabien Robert (MoDem). "C'est l'arbre qui cache la forêt des vrais sujets bordelais... mais mobilisons-nous pour garder notre beau sapin !", a-t-il ajouté, appelant à signer une pétition "@bordeaux veut garder son sapin", lancée sur change.org.

"Appelez-moi vieux monde si vous voulez, mais le sapin de Noël, le Tour de France et toutes ces traditions qui nous unissent seront toujours le ciment d'une société", a tweeté Xavier Bertrand, président de la région Hauts de France. Le député LR Eric Ciotti a quant à lui dénoncé "les pseudos écolos", "vrais extrémistes de gauche".

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, n'avais pas non plus mâché ses mots : "En fait, les maires EELV, c'est tout ce qui amène un peu de joie ou de fête qu'ils interdisent ! Ils sont pires qu'idéologues : ils sont rabat-joie", avait-t-elle tweeté.

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