Plan de déconfinement : "Nous avons besoin de temps", rappelle Sibeth Ndiaye

Plan de déconfinement : "Nous avons besoin de temps", rappelle Sibeth Ndiaye
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye le 1er avril 2020.

, publié le lundi 20 avril 2020 à 11h07

Le plan de déconfinement qui doit être présenté avant la fin avril "n'est pas prêt", a répété lundi 20 avril la porte-parole du gouvernement, appelant à la patience. 

"Beaucoup aimeraient que j'entre dans le détail sur ce qui va se passer" (après le 11 mai), mais "je ne répondrai pas à ces questions aujourd'hui". Sommé par Emmanuel Macron de présenter un plan de déconfinement avant la fin avril, Edouard Philippe en a dessiné dimanche 19 avril les grands principes lors d'une conférence de presse aux côtés de son ministre de la Santé Olivier Véran, sans entrer dans les détails.



"Je sais que c'est très frustrant de pas avoir ce lundi matin toutes les réponses pour savoir ce qui se passera le 11 mai mais nous avons besoin de temps pour travailler", a expliqué lundi matin sur Franceinfo Sibeth Ndiaye, en répétant que le "plan n'est pas prêt".

"Nous avons aujourd'hui tous les ministères qui travaillent d'arrache-pied, en lien avec la mission de Jean Castex, pour savoir, au fond, dans chacune des étapes de votre vie après le confinement qu'est-ce qui devra se passer", a expliqué la porte-parole du gouvernement. "Ca nécessite un peu de temps, de travail et c'est pour ça que je ne peux pas vous apporter ce matin toutes les réponses que les Français sont en droit d'attendre", a-t-elle insisté. Selon un document consulté par Le Figaro, les ministres concernés doivent formuler leurs propositions le 22 avril. 

Sur la réouverture progressive des écoles, "le rôle du gouvernement est de s'assurer que toutes les pratiques sanitaires seront mises en oeuvre pour rassurer les parents et le corps enseignant", "de manière à ce que personne n'ait peur de venir à l'école", a rappelé Mme Ndiaye. "Notre rôle dans les semaines à venir va être de faire en sorte qu'il n'y ait pas de peur" de retourner à l'école, a-t-elle martelé, assurant qu'elle-même "enverra(it) ses enfants à l'école" si elle est ouverte.




Un débat sans vote au Parlement

Elle est aussi revenue sur la polémique sur la doctrine du gouvernement sur les masques. "Le ministre de la Santé a redit qu'il n'y avait pas de consensus scientifique à ce stade sur l'utilité de l'utilisation du masque pour tous les Français", a-t-elle insisté. "Bien que ce consensus n'existe pas, nous nous préparons d'ores et déjà, et c'est la raison pour laquelle la France est le seul pays à avoir homologué et fait certifier des masques en tissu avec des matériaux spécifiques (...) ces fameux masques grand public qui n'ont pas le même pouvoir de protection que ce qu'on va trouver en milieu hospitalier", a-t-elle ajouté.

Concernant le débat au Parlement en mai sur le déconfinement annoncé dimanche par le Premier ministre, "pour l'instant, ce qui est prévu, c'est qu'il y ait un simple débat" sans vote, a précisé Mme Ndiaye. "Un vote, vous en avez besoin de manière formelle quand vous avez des mesures législatives qui sont mises en oeuvre, là en l'occurrence il n'y a pas de mesures qui ont une portée législative", a-t-elle argumenté.
 

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