Philippe Martinez : "Il n'y a rien" dans les annonces d'Emmanuel Macron

Philippe Martinez : "Il n'y a rien" dans les annonces d'Emmanuel Macron
Philippe Martinez lors d'une manifestation, le 9 octobre 2018 à Paris

, publié le samedi 27 avril 2019 à 11h00

Pour le secrétaire général de la CGT, le chef de l'État n'a pris conscience des problèmes des Français qu'"au bout de deux ans de présidence".

Invité de la matinale d'Europe 1, samedi 27 avril, le représentant syndical Philippe Martinez a réagi à la conférence de presse qu'a tenue le président de la République, deux jours plus tôt. "Il n'y a rien là-dedans. Ce qui m'a amusé, c'est que au bout de deux ans de présidence, (Emmanuel Macron) se rend compte qu'il y a des problèmes en France", a estimé le chef de file de la CGT, qui a déploré un "ton un peu compatissant" du président. 

"Relever les salaires"

"Sur le fond", Emmanuel Macron "ne s'attaque pas aux vrais problèmes, c'est-à-dire comment avoir un meilleur partage des richesses", a déclaré Philippe Martinez samedi. "Le problème, ce n'est pas de réduire les impôts, c'est de gagner suffisamment d'argent pour payer les impôts", a insisté le dirigeant syndical, qui appelle à "relever les salaires", dans les entreprises comme dans la fonction publique. "Le point d'indice des fonctionnaires, c'est zéro depuis des années et on leur a dit : 'Ça va continuer, vous ne serez pas augmentés'", a notamment déploré le leader de la CGT.



"Les impôts, c'est important"

Sur le front des baisses d'impôts promises par le chef de l'État, Philippe Martinez s'oppose à cette idée. "Les impôts, c'est important", a-t-il lancé samedi. "On ne peut pas dire 'on va augmenter les services publics' en disant 'on va donner moins de moyens aux services publics'" sinon "comment va-t-on pouvoir maintenir des écoles et des hôpitaux s'il n'y a plus d'argent ?", a poursuivi le patron de la CGT au micro d'Europe 1. Jeudi dernier, Emmanuel Macron a proposé de réduire "significativement" l'impôt sur le revenu pour répondre à "l'injustice fiscale" dénoncée lors du grand débat, estimant à environ cinq milliards d'euros la baisse qui pourrait entrer en vigueur.



Interrogé sur les "gilets jaunes", Philippe Martinez a estimé qu'avec ce mouvement, "la contestation s'élargit". "Il faut discuter (...) plutôt que de nous opposer", a-t-il souhaité. Les "gilets jaunes" battent le pavé pour le 24e week-end de suite, samedi 27 avril.

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