Philippe ironise sur sa relation avec Macron : "j'ai la boule au ventre tous les matins"

Philippe ironise sur sa relation avec Macron : "j'ai la boule au ventre tous les matins"
Edouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale, le 4 juillet 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 19h45

La décision d'Emmanuel Macron de réunir les parlementaires en Congrès à Versailles lundi, devançant ainsi son Premier ministre Edouard Philippe, a suscité maintes critiques de tous bords de l'échiquier politique.

"Faute politique", "humiliation" du Parlement, "il n'y a plus de Premier ministre" : l'opposition s'est émue de ce choix, voyant là un effacement du Premier ministre face à un hyper-président, et se traduisant pour certains par un boycott du discours d'Emmanuel Macron à Versailles.

Le principal intéressé, Edouard Philippe, a pris le parti d'en rire dans les colonnes du Parisien, mardi 4 avril, avant son discours de politique générale devant l'Assemblée:

"Je me sens mal, si mal. J'ai la boule au ventre tous les matins à l'idée de bosser avec ce castrateur".



"VOUS IMAGINEZ DEBRÉ OU POMPIDOU DIRE À DE GAULLE : C'EST MOI LE PATRON ?"

Puis, c'est débarrassé de toute ironie que le Premier ministre loue la qualité de sa collaboration avec Emmanuel Macron :

"Comme moi, il aime la discussion, l'échange intellectuel.

Et sur des points plus complexes, on pondère, on se laisse la nuit pour réfléchir et on en reparle le matin... Mais la décision finale lui appartient."

Le Premier ministre n'est donc pas un simple "collaborateur" à la manière du tandem Sarkozy-Fillon, mais le nouveau couple exécutif renoue ainsi avec la conception classique de la répartition des pouvoirs de la Ve République. "La question, ce n'est pas de savoir qui est le patron ou le collaborateur. Le président est le patron. Vous imaginez Debré ou Pompidou dire à de Gaulle : c'est moi le patron ?", pointe par ailleurs Edouard Philippe.

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