Philippe est "tout sauf de droite", selon Peltier (LR)

Philippe est "tout sauf de droite", selon Peltier (LR)
L'ancien Premier ministre et maire du Havre Edouard Philippe sur le plateau de la chaîne France 2, le 4 avril 2021 à Paris

, publié le mardi 06 avril 2021 à 14h03

L'ancien Premier ministre Edouard Philippe, dont l'avenir politique fait l'objet de spéculations à l'approche de 2022, est "tout sauf de droite", a affirmé au Figaro de mardi le numéro 2 de LR Guillaume Peltier.

"Si j'ai du respect pour l'homme et la fonction qu'il a occupée, je n'ai aucune considération pour son bilan comme pour ses choix politiques", affirme le vice-président de LR à propos de celui qui fut LR avant de devenir chef du gouvernement d'Emmanuel Macron.

"Son arrivée à Matignon fut enveloppée du sceau de la trahison à sa famille politique et à ses idées", ajoute Guillaume Peltier, et "lui confier l'avenir de la France, c'est comme si l'Empire romain avait confié son destin à Brutus".

Et si Edouard Philippe caracole en tête des sondages de popularité -- devançant même, selon un récent sondage Elabe pour Les Echos, Nicolas Sarkozy chez les électeurs de droite en mal de leader naturel -- le numéro 2 de LR voit là une "bulle médiatique".

"Emmanuel Macron suscite un tel rejet des Français que ceux qui le quittent, même par opportunité, peuvent bénéficier d'une bienveillance factice et provisoire", ajoute-t-il.

Edouard Philippe est revenu sur le devant de la scène nationale en publiant "Impressions et lignes claires" (ed. Lattes), un récit de son expérience à Matignon, alimentant les spéculations sur le rôle qu'il compte jouer dans la présidentielle de 2022.  

Accusant le maire du Havre de "lâcheté" puisqu'"il démissionna en pleine crise sanitaire quand les Français souffraient comme rarement", Guillaume Peltier qualifie Edouard Philippe de "fils caché de François Hollande et d'Emmanuel Macron".

"Personne ne devrait se jeter dans les bras de celui qui a aggravé les maux français", ajoute-t-il.

Selon le numéro 2 de LR, Edouard Philippe "fut le premier ministre des sept plaies qui abîment la France: la dette, les impôts, la pauvreté, l'immigration massive, l'insécurité, l'islamisation et la bureaucratie".

Edouard Philippe a pour sa part répété mardi au Figaro qu'il n'était "pas membre d'un parti" mais "un homme libre", ajoutant toutefois qu'il ne faisait "pas partie de ceux qui souhaitent" l'échec d'Emmanuel Macron.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a insisté sur France 2 n'avoir "aucun" doute sur la loyauté de l'ex-Premier ministre qui reste selon lui "un pilier de la majorité présidentielle".  

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