"Peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années", estime Emmanuel Macron

"Peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années", estime Emmanuel Macron
Emmanuel Macron, le 29 avril 2021.

publié le jeudi 29 avril 2021 à 19h00

Dans un entretien à la presse régionale, le chef de l'Etat a admis qu'il ne "savait pas" si la France sortira de la crise sanitaire en 2021.

Emmanuel Macron a dévoilé jeudi 29 avril dans la presse régionale un calendrier du déconfinement "en quatre étapes", qui s'étalera du 3 mai, avec la levée des restrictions de déplacement, au 30 juin, avec la suppression du couvre-feu. Entre temps, les Français verront les terrasses, commerces, lieux de cultures et salles rouvrir.

Un retour progressif à la vie plus normale donc, mais qui ne signe pas pour autant la fin de la crise du Covid-19, a rappelé le chef de l'Etat. 



A la question "voyez-vous la fin de la crise sanitaire en 2021", Emmanuel Macron a répondu franchement :"Je ne sais pas". "S'il n'y a pas de nouveaux variants non maîtrisés, oui", a-t-il ajouté, alors que le variant indien, dont un premier cas a été détecté en France jeudi, inquiète à l'échelle mondiale.

"Là où je suis plus optimiste, c'est que nos meilleurs scientifiques et industriels disent que nous serions en capacité, en 80 à 100 jours, de fournir un vaccin permettant d'y répondre", a-t-il néanmoins temporisé, avant de prévenir : "Mais peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années et à nous refaire vacciner chaque année."

S'il a assuré que son "souhait le plus fort" est de ne plus avoir à confiner le pays, le chef de l'Etat a admis que c'était une promesse qu'il ne pouvait pas faire. "Est-ce que je peux vous dire, les yeux dans les yeux, qu'on ne sera plus jamais débordé par ce virus ? C'est impossible", a-t-il estimé.  "Il semble que les vaccins dont nous disposons sont efficaces face aux variants, mais vous voyez bien que nous en découvrons de nouvelles formes chaque semaine. Il faut donc rester vigilant", a-t-il martelé. 

"Maintenant, notre combat, c'est de vacciner le plus vite possible pour augmenter notre immunité collective. Il faut le faire évidemment en Europe, mais également en aidant l'Afrique et les pays les plus pauvres. Ce n'est pas simplement de la solidarité, c'est aussi de l'efficacité", a-t-il estimé.

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