Perquisitions au Conseil régional d'Île-de-France dans le cadre d'une enquête pour "détournements de fonds publics"

Perquisitions au Conseil régional d'Île-de-France dans le cadre d'une enquête pour "détournements de fonds publics"
L'entrée du Conseil régional d'Île-de-France à Saint-Ouen.

, publié le mercredi 30 septembre 2020 à 17h00

L'enquête porte notamment sur des contrats de collaborateurs chargés de mission. Selon un responsable de la région, le Conseil a "mis à la disposition de la justice l'ensemble des documents relatifs à une situation héritée du passé".

Mardi 29 septembre, des perquisitions ont eu à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) dans les locaux du Conseil régional d'Île-de-France, dans le cadre d'une enquête pour "détournements de fonds publics". L'enquête, qui porte notamment sur des contrats de collaborateurs chargés de mission, a été ouverte en février à la suite d'un signalement de la Chambre régionale des comptes (CRC). 

Dans son rapport, l'institution avait noté "des irrégularités persistantes en matière de ressources humaines", ou encore une masse salariale qui "n'a pas diminué" malgré "la baisse des effectifs". La chambre avait cependant souligné "une situation financière qui s'améliore", avec "une dette maîtrisée" et "une amélioration de la capacité de désendettement". 



Dans sa réponse écrite, la présidente du Conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse (Libres !) avait déploré un ton "à charge " du rapport, selon elle "en complet décalage avec l'appréciation (des) agences de notation" et de "la Cour des Comptes elle-même", qui avait souligné que la région Île-de-France avait baissé ses dépenses de fonctionnement depuis 2015 et maîtrisé sa masse salariale.

Selon un responsable de la région Île-de-France, "les services de la région ont mis à la disposition de la justice l'ensemble des documents relatifs à une situation héritée du passé et concernant les chargés de mission". Autrefois, "les chargés de mission étaient rattachés aux vice-présidents. La CRC a dit dans son rapport en 2016 que ce système ne convenait pas", a indiqué ce responsable. 

La région a alors proposé de rattacher "les chargés de mission thématiques aux directeurs généraux des services (DGS)" et a considéré que le sujet était "réglé" puisque "la Cour des comptes n'a pas fait de remarques particulières". Mais "le rapport provisoire sur la période suivante 2016-2018 estimait que les chargés de mission ne pouvaient pas être rattachés aux DGS" et c'est "une situation à laquelle on a mis fin", assure-t-on du côté de la région.
 

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