Perquisition : "La confiance que j'accorde à Olivier Véran est totale", assure Jean Castex

Perquisition : "La confiance que j'accorde à Olivier Véran est totale", assure Jean Castex
Olivier Véran et Jean Castex à Paris, le 14 octobre 2020.

, publié le jeudi 15 octobre 2020 à 16h51

Il a souligné le "courage" et la "détermination" de son ministre de la Santé.

Jean Castex a affirmé jeudi sa confiance "totale" dans le ministre de la Santé Olivier Véran, dont le domicile et les bureaux ont fait l'objet de perquisitions jeudi matin dans le cadre d'une information judiciaire sur la gestion de la crise du coronavirus.

"Vous comprendrez qu'il ne m'appartient absolument pas de commenter les décisions d'une autorité judiciaire", a ajouté le Premier ministre, en soulignant que le ministre de la Santé "bénéficie d'une totale présomption d'innocence". Jean Castex a également adressé un "particulier hommage" au ministre de la Santé, "pour son courage et sa détermination face à cette crise".


Olivier Véran répond à Jean Castex : "Je tenais à vous remercier, Monsieur le Premier ministre, pour vos mots. Moi, j'ai confiance dans les Français. J'ai confiance dans les soignants, et c'est ce qui compte."

Mis en cause dans une enquête pour leur gestion de la crise du coronavirus, l'actuel ministre de la Santé Olivier Véran mais aussi l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et les ex-membres du gouvernement Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye ont vu leurs domiciles et bureaux perquisitionnés jeudi matin. D'autres perquisitions ont été menées chez le directeur général de la Santé Jérôme Salomon et la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne. Ces opérations ordonnées par la Cour de justice de la République (CJR) se sont déroulées "sans difficulté", a fait savoir le ministère de la Santé.


"Ces investigations, nous l'espérons, permettront de saisir les documents qui prouvent que certains membres du gouvernement ont commis l'infraction d'abstention volontaire de combattre un sinistre", a réagi Me Yassine Bouzrou, avocat d'un syndicat policier et des enfants d'un homme mort du coronavirus, saluant l'"indépendance" de la CJR. Une information judiciaire avait été ouverte le 7 juillet pour "abstention de combattre un sinistre" et confiée à la commission d'instruction de la CJR, qui agit comme un juge d'instruction. Cette commission est composée de trois magistrats de la Cour de cassation.

Au total, depuis le début de la crise du coronavirus, 90 plaintes contre des ministres avaient été adressées à la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l'exercice de leur fonction. Seulement neuf d'entre elles avaient été jugées recevables, visant Olivier Véran, Édouard Philippe ou encore l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et l'ex-porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
 

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