Perpignan: la candidate écologiste annonce son retrait, pour un front républicain contre le RN Aliot

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La candidate écologiste à la mairie de Perpignan, Agnès Langevine, le 27 janvier 2020 à Perpignan
La candidate écologiste à la mairie de Perpignan, Agnès Langevine, le 27 janvier 2020 à Perpignan
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© AFP, RAYMOND ROIG

, publié le samedi 30 mai 2020 à 10h14

La candidate écologiste à la mairie de Perpignan, Agnès Langevine, arrivée en 3e position au 1er tour avec 14,5% des voix, a annoncé samedi son retrait, pour faire barrage au candidat du Rassemblement national et favori du scrutin, Louis Aliot.

A la tête d'une liste EELV-PS, la vice-présidente du conseil régional d'Occitanie avait été devancée par le député RN Louis Aliot (35,6%) et le maire LR sortant, Jean-Marc Pujol (18,5%). Elle invoque dans une déclaration transmise à l'AFP "un devoir républicain de salubrité publique" pour expliquer sa décision.

"J'appelle tous.tes les électeurs.trices à user de leur vote pour confiner définitivement les ambitions du candidat du Rassemblement National et à voter pour la liste qui lui reste opposée", a-t-elle déclaré dans un communiqué adressé à l'AFP.

"J'ai peur de voir les Perpignais.es orienter leur colère et leur rage vers un choix mortel. Celui du déclin de la ville, du repli identitaire et du déconfinement de la haine", a ajouté l'écologiste, soulignant que son mouvement avait triplé son score de 2014.

Jeudi, c'est le candidat LREM Romain Grau (13% au 1er tour) qui avait renoncé, un "retrait républicain" visant aussi à empêcher le parti lepéniste de s'emparer de la mairie de cette ville de 120.000 habitants.

Jean-Marc Pujol, un avocat de 71 ans, est conseiller municipal depuis 1989 et maire depuis 2009, lorsqu'il avait succédé à Jean-Paul Alduy.

En 2014, Jean-Marc Pujol avait battu M. Aliot au second tour, en bénéficiant d'un bon report des voix après le désistement du candidat PS.

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