Permanence LREM saccagée à Perpignan : Christophe Castaner évoque un "attentat"

Permanence LREM saccagée à Perpignan : Christophe Castaner évoque un "attentat"
Une voiture de police (illustration)

, publié le jeudi 01 août 2019 à 09h55

Le ministre de l'Intérieur soutient que les auteurs du saccage de la permanence du député de la majorité Romain Grau ont "tenté d'attenter à la vie d'un parlementaire", et que leurs actes méritent par conséquent cette terminologie.

C'est un choix sémantique qui fait parler. Christophe Castaner a qualifié "d'attentat" le saccage de la permanence d'un député LREM en marge de la manifestation des "gilets jaunes" samedi 27 juillet, lors d'une visite surprise à Perpignan.

"C'est l'image du coucou. Les violents viennent dans le nid d'une manifestation, quelle qu'elle soit, et ensuite peuvent en profiter pour porter leur haine du système, quel qu'il soit. (...) On voit bien qu'au fond ces gens-là veulent juste détruire, ce sont des brutes", a affirmé le ministre de l'Intérieur, mercredi 31 juillet. 

Le patron de la place Beauvau a ensuite comparé le saccage de la permanence du député à un "attentat", développant sa pensée devant un parterre de journalistes :  "Le principe de l'attentat, c'est de préparer l'acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d'essence. Ils s'étaient équipés et ont tenté notamment d'attenter à la vie d'un parlementaire présent dans la permanence", a-t-il insisté.



Ce choix de vocabulaire n'a pas manqué de faire tiquer des responsables de l'opposition, dont le député du Rassemblement national Sébastien Chenu. "Il essaie de justifier lui-même un mot qui résonne autrement dans l'imaginaire collectif", a t-il commenté au sujet de Christophe Castaner, ce jeudi 1er août, sur BFM-TV.
Samedi, des manifestants, dont certains cagoulés, avaient brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député de la majorité Romain Grau, et tenté d'y mettre le feu. Aucune interpellation n'a pour l'heure eu lieu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.