Périphérique parisien : Valérie Pécresse annonce un référendum

Périphérique parisien : Valérie Pécresse annonce un référendum
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et candidate à la présidentielle.
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publié le vendredi 03 septembre 2021 à 12h57

Pour la présidente de la région francilienne, il s'agit d'éviter "la thrombose de l'Ile-de-France". 

La guerre du périph' a commencé. Dans les colonnes du Parisien, Valérie Pécresse fustige le passage, lundi 30 août au 30 Km/h dans la grande majorité des rues de la capitale, une mesure censée fluidifier le trafic routier et diminuer la place de la voiture à Paris.

"Je ne pense pas que cette mesure aura un effet sur la pollution, puisqu'on pollue plus à 30 qu'à 50 km/h. Cela participe d'une politique anti-voitures qui ne peut pas fonctionner, car il y a des millions de Franciliens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture", a déclaré la présidente de la région Ile-de-France qui affirme avoir demandé deux dérogations, sans succès, à la ville de Paris, pour les bus de nuit et les personnes en situation de handicap. 




Alors qu'Anne Hidalgo multiplie les actions pour écarter les voitures du centre de Paris, Valérie Pécresse refuse de laisser le boulevard périphérique entre les mains de la maire de Paris et prévoit la tenue d'un référendum sur l'avenir de la ceinture, gérée par la ville de Paris.

Un projet "idéologique"

"Il n'est pas envisageable pour la région que la Ville de Paris piétonnise le centre de Paris et qu'en même temps, en 2024, elle envisage la suppression d'une voie pour la circulation générale (projet évoqué dans un rapport publié en 2019, ndlr) Cela n'est pas possible. Le covoiturage ou les arrêts de bus sur le périphérique, cela ne peut pas fonctionner. C'est un vœu pieux. Est-ce que vous imaginez quelqu'un aller prendre un bus sur la voie de gauche du périphérique, à une porte de Paris ? Ce projet est totalement idéologique. Ce serait la thrombose de l'Île-de-France", dénonce la candidate à la présidentielle. "C'est pourquoi nous allons organiser un référendum régional sur l'avenir du périphérique", annonce-t-elle au Parisien. 



"Le périph' n'appartient pas qu'aux Parisiens"

"À un moment donné, il faut donner la parole aux Franciliens sur leurs conditions de vie et leur stress et leurs attentes. Le périph n'appartient pas qu'aux Parisiens. Ce sera un référendum auquel pourront participer tous les Franciliens", lâche Valérie Pécresse qui précise que les modalités de ce référendum seront précisées ultérieurement. "Car il y en a assez de ces pseudo-concertations, où l'on ne donne la parole qu'à une partie des usagers. La mairie de Paris a fait une étude auprès de ceux qui rentrent ou sortent de Paris, soit seulement 60 % des usagers. Or, sur les 1,2 million de véhicules qui l'utilisent tous les jours, 40 % vont de banlieue à banlieue", justifie la présidente de région. 

50 km/h au lieu de 70, consacrer une des voies aux transports en commun, interdire les poids-lourds en transit, végétaliser le périph'... la maire de Paris avais repris en 2019 une large partie des conclusions de la la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur l'avenir du périphérique.

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