Peltier (LR) estime que "pas une voix ne doit se porter sur Macron" en 2022

Peltier (LR) estime que "pas une voix ne doit se porter sur Macron" en 2022
Le numéro 2 des Républicains Guillaume Peltier le 20 janvier 2020 à Romorantin-Lanthenay

publié le jeudi 27 mai 2021 à 19h20

Le numéro 2 des Républicains Guillaume Peltier a estimé qu'"en 2022, pas une voix ne doit se porter sur Emmanuel Macron", dans une interview jeudi à Valeurs actuelles où il estime que "Marine Le Pen n'est pas l'ennemie de la République" contrairement à "l'islam politique".

"Contrairement à la bien-pensance, je le dis, Marine Le Pen n'est pas l'ennemie de la République. L'ennemi de la République, c'est l'islam politique. Je conteste fondamentalement la posture du +front républicain+ qui relève d'une paresse intellectuelle infinie et d'une imposture politique grotesque", a affirmé le député du Loir-et-Cher.

"Il est hors de question que j'appelle à voter Emmanuel Macron" a-t-il ajouté, lançant: "ne nous soumettons pas à la gauche, qui culpabilise sans cesse la droite française, sans être inquiétée un seul instant sur ses alliances avec l'extrême gauche".

Pour le numéro 2 de LR, engagé dans sa jeunesse au Front national dont il s'est depuis distancé, "les électeurs du RN ne sont pas des citoyens de seconde zone, ils méritent notre considération".

Et "avec l'écrasante majorité des sympathisants LR, je me sens plus proche d'un nostalgique de Nicolas Sarkozy ou de Philippe de Villiers, d'un électeur du RN ou d'un sympathisant de Jean-Pierre Chevènement (...) que d'Emmanuel Macron, Christiane Taubira, Anne Hidalgo ou François Hollande", a-t-il ajouté.

Mais le RN "n'apporte pas de bonnes solutions" notamment sur les questions "économiques et européennes". Marine Le Pen "semble être la roue de secours d'Emmanuel Macron" et "voter Marine Le Pen, c'est prendre l'immense risque de voir Emmanuel Macron élu au second tour", a-t-il averti.

"Sortons de ce duel, car l'un et l'autre se nourrissent" et "je ne veux ni de l'un ni de l'autre", a assuré M. Peltier pour qui "seule une droite forte, fière et populaire" pourra battre Emmanuel Macron.

Après le psychodrame des régionales en Paca autour d'un éventuel soutien de LREM à la liste LR de Renaud Muselier, "il fallait poser cette frontière étanche avec le macronisme" car selon lui "l'enjeu est plus que politique, il est culturel et civilisationnel".

"La prochaine élection présidentielle doit poser les bases d'une contre-révolution du bon sens, du patriotisme, de la fierté et de la grandeur de la France", a-t-il affirmé.

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