Patrick Balkany : "On a commencé la politique riches, on la finit pauvres"

Patrick Balkany : "On a commencé la politique riches, on la finit pauvres"
Patrick Balkany au Palais de justice de Paris, le 14 mai 2019

, publié le mardi 14 mai 2019 à 22h01

Au deuxième jour de son procès, ainsi que de celui de son épouse, le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a rejeté avec vigueur les accusations de corruption, faisant valoir son expérience de presque quatre décennies passées à la tête de sa ville.


Le tribunal correctionnel de Paris a commencé mardi 14 mai à examiner le fond des accusations contre les époux Balkany. Patrick Balkany et son épouse et première adjointe, Isabelle, doivent comparaître jusqu'au 20 juin notamment pour fraude fiscale, blanchiment de ce délit et, pour lui, corruption passive.

"Ça fait 36 ans que je suis maire. Je n'ai jamais été corrompu par personne, et c'est pas demain la veille", clame le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret, avançant qu'il n'a "jamais eu d'affaire de corruption", et "n'a jamais voulu présidé la commission d'appel d'offres" de sa ville.


Au tribunal mardi,l'élu a lu deux lettres envoyées aux juges d'instruction par son épouse, en 2016 puis 2017. Isabelle Balkany, actuellement hospitalisée y dénonçait notamment "la vindicte" et évoquait l'idée de "tirer définitivement (sa) révérence". Quelques heures plus tard, son époux s'est montré offensif face aux caméras. "J'ai commencé la politique avec ma femme riches, on la finit pauvres !", s'est indigné Patrick Balkany, à la sortie de l'audience. Le procès recouvre deux procédures distinctes : l'enquête pour blanchiment et corruption a été ouverte en 2013 après des révélations d'un ancien allié du couple, Didier Schuller. L'autre, pour fraude fiscale, a démarré par une plainte de l'administration fiscale en 2015. 

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