Pass sanitaire : les professionnels auront "une semaine de rodage" pour "s'approprier" le dispositif, confirme Gabriel Attal

Pass sanitaire : les professionnels auront "une semaine de rodage" pour "s'approprier" le dispositif, confirme Gabriel Attal
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 28 juillet 2021.

publié le vendredi 06 août 2021 à 15h00

Au cours de cette première semaine de "mise en place", "les contrôles ne vont pas servir à sanctionner mais à faire de la pédagogie", a expliqué le porte-parole du gouvernement.

Après la validation jeudi du Conseil constitutionnel, le pass sanitaire - test Covid négatif de moins de 48 heures, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement -, en vigueur depuis le 21 juillet dans les "lieux de loisirs et de culture" rassemblant plus de 50 personnes, sera étendu dès lundi 9 août aux cafés, bars, restaurants, transports longue distance, Ehpad et hôpitaux.

Toutefois, les professionnels qui devront le contrôler dès lundi à l'entrée de leurs établissements auront "une semaine de rodage" pour "s'approprier" le dispositif, a confirmé vendredi 6 août le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Interrogé lors d'un déplacement à Avignon sur une possible tolérance les premiers jours dans l'application du dispositif, il a rappelé que le Premier ministre Jean Castex avait promis en juillet "une semaine de rodage dans la mise en place du pass sanitaire".



"C'est un outil nouveau pour un certain nombre de professionnels, il faut qu'ils puissent se l'approprier", a expliqué Gabriel Attal, en assurant que le gouvernement "n'ignore pas" l'"impact" du pass en termes d'organisation au quotidien, "notamment quand on est restaurateur et quand on a une grande terrasse". Au cours de cette première semaine de "mise en place", "les contrôles ne vont pas servir à sanctionner mais à faire de la pédagogie", a ajouté le porte-parole.

Concernant les hôpitaux, où les pass sanitaires seront dorénavant exigés, Gabriel Attal a rappelé les propos tenus par le ministre de la Santé Olivier Véran la veille.

Si le gouvernement veut faire de ses établissements des "sanctuaires vis-à-vis de l'épidémie", "évidemment, quand vous avez une urgence ou quand vous venez accompagner un malade en fin de vie, on ne va pas vous demander un pass sanitaire pour entrer à l'hôpital", a expliqué le porte-parole du gouvernement. "C'est du bon sens et c'est évidemment un humanisme dont font preuve au quotidien tous les professionnels de santé", a-t-il souligné.

Alors que les opposants au pass sanitaire ont prévu de se mobiliser samedi 7 août pour la quatrième semaine consécutive, Gabriel Attal a défendu la mesure, "un outil majeur pour lutter contre cette quatrième vague de l'épidémie". "C'est une contrainte supplémentaire, mais cette contrainte permet de garantir que ces lieux restent ouverts", a fait valoir le porte-parole du gouvernement. "Si nous ne disposions pas de cet outil, nous aurions probablement dû refermer un certain nombre de lieux" au vu de la quatrième vague apparue en juillet.

Comme Emmanuel Macron un peu plus tôt dans la journée, Gabriel Attal a par ailleurs de nouveau appelé les Français à se faire vacciner. Il a également appelé chaque vacciné à être "un ambassadeur de la vaccination" auprès de ses proches. Le gouvernement a pour objectif d'atteindre les 50 millions de personnes ayant reçu une première dose de vaccin anti-Covid d'ici la fin août. Jeudi, plus de 44 millions de Français avaient reçu au moins une injection. 
 

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