Paris reconfiné : Anne Hidalgo estime que le gouvernement aurait pu "réagir plus plus tôt"

Paris reconfiné : Anne Hidalgo estime que le gouvernement aurait pu "réagir plus plus tôt"
La maire de Paris Anne Hidalgo le 1er mars 2021.

, publié le lundi 22 mars 2021 à 11h48

Dans un entretien à Sud Ouest, la maire de Paris estime que le reconfinement à Paris "était une décision attendue, à la lueur de la pression sur l'hôpital". 

Face à la troisième vague de Covid-19, le gouvernement a décidé d'instaurer des restrictions supplémentaires dans 16 départements, dont tous ceux des Hauts-de-France et l'Île-de-France, où le nombre de malades en réanimation est alarmant. "A la lueur de la pression sur l'hôpital, c'était une décision attendue. Je ne cherche pas à polémiquer mais on aurait pu réagir plus tôt et ça n'a pas été fait", a commenté dimanche 21 mars dans les colonnes de Sud Ouest la maire de Paris Anne Hidalgo, appelant de nouveau à "une vaccination massive".




Le mois dernier, alors que le gouvernement avait prévenu que de nouvelles mesures pouvaient être imposés dans plusieurs départements en "vigilance renforcée", l'édile socialiste avait demandé, par la voix de son premier adjoint, un confinement dur de trois semaines dans l'optique de tout rouvrir ensuite. Une décision sur laquelle elle était revenue, estimant qu'un confinement le week-end était "inhumain" pour les Parisiens. 

Alors que cette fois-ci, des commerces comme les libraires, les coiffeurs ou les fleuristes peuvent rester ouverts, elle a estimé qu'on "aurait pu aller plus loin : les musées, les cinémas et les théâtres pourraient rouvrir avec des jauges très encadrées. On doit avancer sur ce terrain-là", a-t-elle dit.

Anne Hidalgo est attendue lundi et mardi à Bordeaux pour un colloque de l'Association internationale des maires francophones, qui sera essentiellement virtuel en raison de la pandémie. Interrogée par le journal aquitain sur les Parisiens qui ont gagné la région pour échapper au confinement, elle a expliqué que "Paris est une ville très dense. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un grand appartement. Je ne vais pas juger ceux qui vont rejoindre leur famille. Les Parisiens sont aussi des provinciaux. Arrêtons d'opposer les gens ou de les stigmatiser".

"Créer une offre politique"

Cette possible candidate à l'élection présidentielle, qui vient de lancer sa plateforme de réflexion "Idées en commun" dans "la perspective de 2022", a par ailleurs affirmé qu'elle souhaitait "créer une offre politique" et ne pouvait se résoudre à "une absence de perspective où le seul choix devient au final celui de voter contre l'extrême droite". Le but de "Idées en commun" est "d'arriver, après l'été, avec des propositions à travers lesquelles nous pourrons être très nombreux à nous rassembler", a-t-elle dit.

Interrogée sur la dispersion de la gauche, elle a estimé que "les choses se construisent en bougeant. Si on ne se réunit pas, rien ne sera possible. À chacun de faire les pas vers ce qui nous rassemble. Il faut donc tenter et se retrouver".

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