Pandora papers : un député LREM mis en cause dénonce une usurpation d'identité

Pandora papers : un député LREM mis en cause dénonce une usurpation d'identité
Le député Sylvain Maillard à l'Assemblée nationale le 7 janvier 2020.
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publié le mardi 05 octobre 2021 à 18h40

L'élu de Paris Sylvain Maillard avait été mis en cause, mais il aurait été victime d'un associé. 

Parmi les 600 Français apparus dans les fichiers des Pandora papers, gigantesque révélations de fraude fiscale, un nom en particulier a retenu l'attention. Le député LREM et chef d'entreprise Sylvain Maillard, épinglé pour avoir été lié à une structure aux Seychelles.

Il a défendu mardi 5 octobre son "intégrité", affirmant avoir été "victime d'une usurpation d'identité en 2010".


Dans son édition de mercredi, le quotidien Le Monde révèle que l'élu de Paris a été l'associé à hauteur de 25% d'une société écran seychelloise pour la vente en ligne de toupies "Beyblade" importées d'Asie, à la mode dans les cours de récréation il y a quelques années. L'associé de Sylvain Maillard, seul à avoir été retrouvé à l'époque, a été condamné pour contrefaçon et préjudice commercial en 2014.


Cet associé assure lui-même au Monde avoir utilisé le passeport de Sylvain Maillard, dont il avait une copie, pour créer la société, sans lui demander son consentement. "J'ai été abusé et victime d'une usurpation d'identité en 2010", martèle Sylvain Maillard dans un communiqué. "Remettre en cause ainsi mon intégrité est blessant et choquant", ajoute-t-il.

Bercy a lancé des vérifications

Bercy a lancé des vérifications concernant la présence ou non de résidents fiscaux français parmi les personnes épinglées dans les Pandora papers, a indiqué mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Les révélations Pandora papers, qui s'appuient sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers, ont mis au jour plus de 29.000 sociétés offshore.

L'opacité entourant ces sociétés situées dans des pays ou territoires à la fiscalité très avantageuse peut être utilisée afin de dissimuler des actifs financiers et de frauder l'administration fiscale. Selon le Le Monde, 600 Français apparaissent dans l'enquête des Pandora papers.
 

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