Ouvrir les commerces les dimanches de janvier est une décision locale, sans "automaticité", indique Elisabeth Borne

Ouvrir les commerces les dimanches de janvier est une décision locale, sans "automaticité", indique Elisabeth Borne
La ministre du Travail Elisabeth Borne, le 26 novembre 2020.

publié le mardi 05 janvier 2021 à 11h30

Dans la plupart des départements, les commerces ouvriront pour les dimanches de soldes, donc les deux derniers dimanches de janvier.

Certains commerçants, fermés pendant le confinement, avaient demandé une dérogation leur permettant d'ouvrir les dimanches de janvier. Si la ministre du Travail Elisabeth Borne n'a pas exclu de telles ouvertures, elle a indiqué, mardi 5 janvier, que les décisions se prenaient au niveau des départements, après concertation avec les collectivités et les partenaires sociaux, et sans automaticité. 



"On a des situations différentes en fonction du résultat des concertations (dans les départements). Dans certains départements, les partenaires sociaux on dit 'non on n'ouvrira pas les dimanches de janvier'. Dans la plupart des cas, on ouvrira, comme on le fait chaque année, pour les dimanches de soldes, donc les deux derniers dimanches de janvier", a expliqué la ministre sur franceinfo. "Il n'y a pas d'automaticité", a-t-elle ajouté, indiquant que "ce n'est pas la règle" et rappelant que les communes avaient aussi à leur disposition "les douze dimanches du maire" par an.

La ministre a également précisé que l'ouverture des magasins le dimanche devait se faire dans le respect des procédures et surtout sur la base du volontariat pour les salariés, "avec des compensations financières et des repos pour compenser le travail du dimanche".

La ministre a par ailleurs réaffirmé que la réforme de l'assurance chômage, suspendue jusque avril, "reste une priorité" et que la concertation avec les partenaires sociaux sur ce sujet reprendra dans la deuxième quinzaine de janvier.
 

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