"Oui, nous sommes sous un régime autoritaire", persiste Ségolène Royal

"Oui, nous sommes sous un régime autoritaire", persiste Ségolène Royal
Ségolène Royal à Marseille, le 23 janvier 2020.

, publié le mardi 28 janvier 2020 à 14h00

Un régime autoritaire est "un régime qui n'écoute pas", a affirmé l'ancienne ministre socialiste. " Regardez ce qui se passe dans la rue (...) ce gouvernement se montre incapable de prendre en considération les angoisses des Français", a-t-elle poursuivi.

"Bien sûr que nous sommes sous un régime autoritaire", a persisté Ségolène Royal mardi 28 janvier sur LCI, estimant que "c'est ce que 78% des Français pensent, sur la base de leur vécu".

Elle réagissait aux propos de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne qui a estimé plus tôt dans la journée que l'ancienne ministre socialiste avait franchi "la ligne rouge" en déclarant que la France était devenue un "régime autoritaire". 



"Qu'est-ce qu'un régime autoritaire ? C'est un régime qui n'écoute pas. Regardez ce qui se passe dans la rue, les conflits sociaux depuis deux ans et demi. Et ce gouvernement se montre incapable de prendre en considération les angoisses des Français, leurs demandes...", a poursuivi Ségolène Royal, révoquée de ses fonctions d'ambassadrice des pôles et qui n'exclut pas de se présenter en 2022.

"D'ailleurs, l'autorité peut aussi être une bonne chose. J'ai moi-même fait voter une loi sur l'autorité parentale. Alors s'ils commencent à avoir peur du vocabulaire... Au lieu de faire des digressions sur le vocabulaire, il vaudrait mieux que le gouvernement règle les problèmes en France avec plus de justice et d'efficacité", a-t-elle ajouté. 

"Les Français ont leur bulletin de vote et les élections municipales leur donneront l'occasion de sanctionner le gouvernement", a-t-elle continué. "Les Français sont anxieux, ils ont peur de l'avenir, de la perte de notre modèle social, donc c'est leur moral qu'il faut redresser au plus vite, parce qu'ils savent qu'ils méritent mieux que ce qu'ils subissent aujourd'hui", a-t-elle ajouté, estimant que "l'alternance politique (servait) à réparer les injustices". 

Par ailleurs interrogée sur ses ambitions présidentielles, Ségolène Royal a répondu : "Si je suis la plus à même de représenter une troisième voie entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, je serai prête".

Vendredi Ségolène Royal avait vertement répondu à Emmanuel Macron qui fustigeait les discours politiques qui tentent, selon lui, de justifier la violence. "On est dans un régime autoritaire", avait réagi Ségolène Royal sur BFMTV. Ces propos ont été vivement condamnés mardi par la ministre de la Transition écologique. "Je pense que c'est très grave qu'une femme politique comme Ségolène Royal dise des choses de ce type", a estimé Élisabeth Borne sur RTL. "On peut ne pas être d'accord, mais de là à mettre en cause notre démocratie, c'est la ligne rouge", a-t-elle conclu. 
 

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