"On n'a jamais raison de perdre son calme" : Olivier Véran revient sur son coup de sang à l'Assemblée

"On n'a jamais raison de perdre son calme" : Olivier Véran revient sur son coup de sang à l'Assemblée
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 5 novembre à Paris.
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publié le jeudi 05 novembre 2020 à 20h50

Le ministre de la Santé a expliqué qu'un député s'était mis à crier "il va nous faire pleurer" alors qu'il était en train d'évoquer un jeune homme en réanimation à cause du Covid-19 mardi soir à l'Assemblée, ce qui avait provoqué sa colère.




"Vous êtes en train de débattre de sujets alors que nos soignants se battent pour sauver des vies!". Mardi soir 3 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran s'est emporté devant les députés après que les oppositions sont parvenues à faire voter par l'Assemblée une prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre seulement, et non jusqu'à mi-février comme le souhaitait le gouvernement. "On n'a jamais raison de perdre son calme, même s'il y a des raisons de le perdre", a-t-il reconnu jeudi soir lors de son point hebdomadaire sur la crise sanitaire liée au Covid-19. 

"Je suis venu dans l'hémicycle pour rendre compte de la situation.

Il y avait beaucoup de monde dans l'hémicycle. Quand j'ai abordé la question d'un jeune homme de 28 ans en réanimation, un député s'est mis à crié 'il va nous faire pleurer'. J'ai perdu mon calme, je me suis emporté, ça arrive...", a-t-il admis.




Après le vote de la prolongation de l'état d'urgence, le ministre était revenu au Palais Bourbon mardi soir pour demander la "réserve des votes" sur les amendements et articles restants du projet de loi, ce qui remet les scrutins au moment où le gouvernement le choisira. "Je suis rentré dans deux chambres dans ce service de réanimation. Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans dans le coma. Dans la deuxième chambre il y avait un homme en surpoids âgé de 35 ans", avait-il justifié en haussant le ton face au courroux des députés de l'opposition. "C'est ça la réalité mesdames et messieurs les députés, si vous ne voulez pas l'entendre sortez d'ici! C'est ça la réalité dans nos hôpitaux, vous êtes en train de débattre de sujets alors que nos soignants se battent pour sauver des vies dans ces hôpitaux", s'était-il emporté. 
 

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