Olivier Véran : le pass sanitaire, "ça ne me plaît pas (...) mais je n'ai pas le choix"

Olivier Véran : le pass sanitaire, "ça ne me plaît pas (...) mais je n'ai pas le choix"
"Je n'aime pas le pass sanitaire mais je déteste encore plus l'idée de fermer", explique le ministre de la Santé Olivier Véran.

publié le mercredi 21 juillet 2021 à 14h00

Le ministre de la Santé défendait mardi l'urgence de mettre en place ce dispositif pour faire face à la flambée de l'épidémie de Covid-19. 

"Je n'aime pas le pass sanitaire mais je déteste encore plus l'idée de fermer, de couvre-feu, de confinement... comme nous l'avons connu", a expliqué le ministre de la Santé, mardi 20 juillet, devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, qui se penchait sur le projet de loi étendant le pass sanitaire, examiné mercredi après-midi par les députés. 




Le ministre de la Santé a insisté sur les derniers chiffres des contaminations en France, qui l'inquiètent : "18.000 cas aujourd'hui, un R à 2 (chaque personne infectée en contamine deux, ndlr), nous n'avons jamais connu cela. Temps de doublement du virus qui pourrait monter à quatre à cinq jours...", a-t-il égrené. 

"On n'a pas le temps et on n'a pas le choix"

"le pass sanitaire, c'est un vilain concept (...) ce n'est pas un bel outil", ça ne me plaît pas, reconnaît le ministre. "Je ne souhaite pas que nous ayons à en venir à un pass sanitaire dans les activités de la vie quotidienne mais je n'ai pas le choix", explique-t-il. 




"Si on en est au point où on vous demande de mettre en place un pass sanitaire, c'est parce qu'on n'a pas le temps et qu'on n'a pas le choix", insiste-t-il encore. "Évidemment que c'est embêtant pour tout le monde, un pass sanitaire, ça ne fait pas sens en société. Mais on va avoir des dizaines de milliers de malades au quotidien", avertit-il. 

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