"Nous sommes favorables à ce que le 11 mai tous les commerces puissent rouvrir", indique Bruno Le Maire

"Nous sommes favorables à ce que le 11 mai tous les commerces puissent rouvrir", indique Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dans son bureau, le 9 avril 2020.

, publié le jeudi 23 avril 2020 à 09h30

Le ministre de l'Economie a précisé que cette réouverture ne concernerait pas la restauration, les bars et les cafés qui, étant des lieux de convivialité, "feront l'objet d'un traitement spécifique".

Alors que le déconfinement doit débuter dans moins de trois semaines, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi 23 avril sur franceinfo que le gouvernement était "favorable" à ce que "tous les commerces puissent rouvrir" dès le 11 mai, à l'exception de "la restauration, les bars et les cafés". 



"Le 11 mai, nous rentrons dans cette phase de transition, de retour progressif à l'activité économique", a expliqué le locataire de Bercy, indiquant que trois principes allaient devoir s'appliquer. "Le premier, c'est la sécurité sanitaire. Il faut que tous les commerces qui rouvrent, toutes les activités qui reprennent, se fassent dans des conditions de sécurité sanitaire totales, aussi bien pour les salariés que pour les entrepreneurs et les commerçants eux-mêmes", a assuré le ministre. 

"Le deuxième principe, c'est un principe de simplicité, c'est-à-dire que les règles doivent être claires", a poursuivi Bruno Le Maire. "Nous avons travaillé à un protocole national de déconfinement (...) qui fixe un certain nombre de règles qui peuvent s'appliquer pour tous", a-t-il précisé, indiquant que "des guides de bonnes pratiques métier par métier" viendrait s'y ajouter, tenant compte des façon de travailler des différentes professions. "Toutes les professions doivent disposer de ce guide", a soutenu le ministre. 


Le troisième principe est "un principe d'équité". "Nous sommes favorables à ce que le 11 mai tous les commerces puissent rouvrir, tous ceux qui ont été fermés par l'arrêté ministériel du 15 mars, je laisse simplement de côté la restauration, les bars et les cafés qui feront l'objet d'un traitement spécifique parce que ce sont des lieux de convivialité qui obéissent à des règles spécifiques", a déclaré Bruno Le Maire.

Le ministre a néanmoins laissé la porte ouverte à des différences régionales. "La seule différence qu'il pourra y avoir et ça n'a pas encore été tranché : est-ce qu'on le fait au niveau national ? Est-ce qu'il faut tenir compte des disparités régionales ? C'est une évaluation sanitaire qui devra être faite, évidemment la situation n'est pas la même suivant qu'on est en Aquitaine où il y a eu moins de cas de Covid ou si on est en Île-de-France où il y a eu beaucoup de cas de Covid et où le virus circule encore beaucoup", a précisé le locataire de Bercy. 
 

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