Notre-Dame-des-Landes: pour Macron, «ceux qui manifestent n'ont plus de raison de le faire»

Notre-Dame-des-Landes: pour Macron, «ceux qui manifestent n'ont plus de raison de le faire»

Notre-Dame-des-Landes, le 9 avril 2018. A 4 heures du matin, les gendarmes mobiles se sont lancés à l'assaut des barricades de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

leparisien.fr, publié le jeudi 12 avril 2018 à 16h42

Le président a assuré sur TF1 que « tout ce qui était évacuable a été évacué ». Dans la Zad toutefois, la tension ne faiblit pas.

Le président ne s'était pas encore exprimé sur le sujet depuis le début de l'opération d'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes lundi. Mais « ça n'existe pas que le président et le Premier ministre soient en désaccord », a ironisé ce jeudi Emmanuel Macron tandis qu'Édouard Philippe s'était déjà montré très ferme envers les zadistes. Emmanuel Macron l'a finalement (re)dit lui-même, à la toute fin de son interview sur TF1 : « C'était très clair, nous avons annoncé que l'aéroport ne serait pas fait [...] Les gens qui manifestent, créent du trouble, occupent illégalement des territoires publics ou privés. Ils n'ont plus aucune raison de le faire, y'aura pas d'aéroport ! Donc on rétablit l'ordre républicain ».

« Nos concitoyens sont en droit d'attendre l'ordre », a-t-il encore affirmé. Quant à l'avancée des opérations, « tout ce qui était évacuable a été évacué », a-t-il assuré en louant l'intérêt du futur « travail qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux de se faire ». Et le député LREM Matthieu Orphelin de faire le service après-vente sur Twitter : « Emmanuel Macron a dit la fin des expulsions en cours et aussi un autre point très important : ceux qui sont présents et qui veulent développer les projets agricoles peuvent se signaler auprès de la Préfète de Région ».

Tensions ravivées sur placeSur place toutefois, il resterait encore un peu moins de dix « squats » à détruire. Au quatrième jour de l'opération, les affrontements, parfois violents ces derniers jours, ont été moins forts dans la matinée, avec des heurts sporadiques. Selon la gendarmerie, aucune évacuation ou expulsion n'était d'ailleurs en cours jeudi matin, après une nuit « calme » et trois blessés légers dans les rangs de la gendarmerie au lieu de la trentaine de la veille.

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Les forces de l'ordre, qui avaient accru la veille leur pression sur les occupants illégaux, ont surtout sécurisé la zone afin de permettre le déblaiement de la trentaine de « squats » détruits ou en cours de destruction.

Mais en début d'après-midi, les tensions semblaient de nouveau virer aux affrontements entre forces de l'ordre et zadistes. Selon la gendarmerie, citée par TéléNantes, six gardes mobiles auraient été attaqués en tout début d'après-midi au carrefour de la Saulce. « Trois ont été grièvement blessés par jet de pavés, engin explosif et jet d'acide ».

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