"Nos frappes en Syrie ne sont pas le préalable à une guerre", insiste Édouard Philippe à l'Assemblée nationale

"Nos frappes en Syrie ne sont pas le préalable à une guerre", insiste Édouard Philippe à l'Assemblée nationale©Capture Le Monde

Source Le Monde, publié le lundi 16 avril 2018 à 18h59

Députés et sénateurs se réunissent, lundi 16 avril, moins de trois jours après l'intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis contre l'arsenal chimique syrien. "Cette intervention n'est pas le prélude d'une guerre", a insisté le premier ministre, Edouard Philippe.



Le premier ministre a pris la parole pour prononcer la déclaration initiale du gouvernement.

Il a d'abord rappelé dans quel cadre s'inscrivait ce débat : les frappes par Paris, Londres et Washington en Syrie à la suite d'une attaque présumée à l'arme chimique le 7 avril. "Cet après-midi, il nous revient de débattre de la situation en Syrie et de l'intervention de la France (...). Notre ennemi n'est pas la Syrie, nous ne sommes pas entrés en guerre contre la Syrie ou Bachar Al-Assad. Notre ennemi, c'est Daech", a-t-il déclaré devant les députés. Et d'ajouter : "Faire que la guerre débouche sur la paix, c'est possible, mais pas tant que l'utilisation de l'arme chimique restera impunie".

"La complexité ne condamne ni à l'impuissance ni à l'inaction. Agir, prendre nos responsabilités, porter haut la voix de la France, utiliser quand il le faut nos forces armées pour dire ce que nous sommes, sans prétendre régler à nous seuls les problèmes du monde, mais ne jamais détourner les yeux quand nous pouvons y faire quelque chose : tel est le sens de l'action du gouvernement", a-t-il terminé.

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