Nicolas Sarkozy peut-il revenir en politique ? "Il faut toujours laisser les portes ouvertes", juge Éric Woerth

Nicolas Sarkozy peut-il revenir en politique ?  "Il faut toujours laisser les portes ouvertes", juge Éric Woerth
Éric Woerth, le 9 octobre 2018, à Paris.

, publié le dimanche 23 juin 2019 à 13h45

S'il reconnaît que l'ancien président "suscite un intérêt", Éric Woerth estime que la priorité de la droite à l'heure actuelle n'est pas de se trouver un chef mais de ressusciter une pensée collective.

Après la défaite historique des Républicains aux élections européennes, Nicolas Sarkozy peut-il être un recours, comme le réclament certains au sein du parti ? "Il suscite un intérêt, c'est évident", a reconnu Éric Woerth, invité dimanche 23 juin du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos

"C'est quelqu'un qui a une personnalité si forte, une capacité d'attraction, parfois de répulsion. Il a marqué beaucoup ces 20 dernières années en termes politiques", a poursuivi celui qui fut le ministre du Budget de l'ancien chef de l'État, sans pour autant répondre franchement à la question. "Son quinquennat aujourd'hui apparaît plutôt comme une réussite dans la crise qu'on a traversé", a-t-il ajouté.

La sortie d'un "livre personnel", intitulé Passions, jeudi prochain, n'est-il néanmoins pas le signe de de sa volonté de revenir sur le devant de la scène ? "Est-ce qu'il a tourné une page, est ce qu'au contraire il ouvre une nouvelle page ? Personne ne peut le dire", estime-t-il, tout en précisant "qu'en politique, il faut toujours laisser les portes ouvertes". 




Éric Woerth "ne croi(t) pas" par ailleurs que les déboires judiciaire de l'ancien président de la République, renvoyé en correctionnelle dans l'affaire dites "des écoutes", puissent être un frein à un éventuel retour.

"Il manque une pensée collective"

Le député de l'Oise est également revenu sur l'éclatement des Républicains. Selon lui, la priorité n'est pas de désigner un nouveau président du parti, mais de rebâtir un projet politique commun. "Il ne faut pas chercher quelqu'un pour l'instant", a-t-il affirmé. "Il faut un chef mais on ne peut pas le décréter, on ne peut pas le trouver comme ça".



Selon lui, "la droite ne réussira à renaître que si elle a un socle d'idées qui lui-même a été rénové, reconstruit." "Il y a aujourd'hui une très grande dispersion des talents, a-t-il déploré. Il manque une pensée collective. Elle existait à l'époque de Nicolas Sarkozy, notamment au moment de la conquête (de l'Élysée, ndlr) de 2007."
 

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