"Nicolas Sarkozy n'écoutait personne à ma connaissance", assure Éric Woerth

"Nicolas Sarkozy n'écoutait personne à ma connaissance", assure Éric Woerth
Éric Woerth, le 16 janvier 2018 à l'Assemblée nationale.

Orange avec AFP, publié le mardi 27 février 2018 à 13h07

Le député Les Républicains de l'Oise est revenu mardi matin sur les propos polémiques de Laurent Wauquiez, estimant qu'il n'était pas le premier homme politique à dire du mal de ses collègues.

Dix jours après la diffusion par Quotidien (TMC) des propos choc de Laurent Wauquiez, les membres des Républicains (LR) aimeraient bien tourner la page. Au salon de l'agriculture ce mardi 27 février, le président du parti n'a pas souhaité répondre à Alain Juppé, qui avait dénoncé la veille les accusations du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur sa gestion de Bordeaux "tout à fait lamentables" et "d'une vulgarité extrême".

Quelques instants plus tôt, c'est Éric Woerth qui appelait sur Europe 1 à l'indulgence.

"Il a dit du mal d'un certain nombre de ses collègues, ce n'est pas le premier homme politique à le faire", a relativisé le député Les Républicains de l'Oise, estimant que "la séquence est close". "On a fait des jours et des jours de polémique sur des propos que j'estime maladroits, mais ce n'est pas non plus la mort du petit cheval ! Il a plein d'autres qualités, il faut lui laisser le temps de les exprimer", a-t-il ajouté.



L'ancien ministre a néanmoins pris ses distances avec certains des propos du patron de LR, notamment ceux visant Nicolas Sarkozy. Face aux étudiants de l'EM Lyon, Laurent Wauquiez avait affirmé que l'ancien chef de l'État "en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres". "Nicolas Sarkozy n'écoutait personne à ma connaissance. Je n'avais pas le sentiment que mes textos et mes mails s'envolaient", a ironisé l'ancien maire de Chantilly.

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