Nicolas Sarkozy : ces autres affaires qui embarrassent l'ancien président de la République

Nicolas Sarkozy : ces autres affaires qui embarrassent l'ancien président de la République©Panoramic

, publié le mardi 02 mars 2021 à 11h00

Lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour "corruption" et "trafic d'influence", dans le cadre de l'affaire dite "des écoutes". C'est la première fois qu'un ancien président de la République est condamné à de la prison ferme.

Mais ce dernier, qui a fait appel, est également impliqué dans d'autres affaires, décrypte Le Monde.

Lundi 1er mars a marqué un jour historique pour la France. Pour la première fois, un ancien président de la République a été condamné à de la prison ferme. Dans le cadre de l'affaire dite "des écoutes", Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme, pour "corruption" et "trafic d'influence". Ce dernier a fait appel de sa condamnation. Mais le nom de l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine est également cité dans d'autres affaires judiciaires, rapporte Le Monde. Elles sont au total onze, quatre sont toujours en cours.



À partir du 17 mars, s'ouvre le procès de "l'affaire Bygmalion", en lien avec les comptes de campagne de la présidentielle de 2012. Le procès devrait durer jusqu'au 15 avril devant le tribunal correctionnel pour soupçons de financement illégal. Au cœur de cette histoire, il y a la société de communication Bygmalion. L'UMP, ancien nom des Républicains, est accusé d'avoir mis sur pied un système de fausses factures pour cacher des dépenses qui dépassaient le plafond légal pour une campagne présidentielle. La question est de savoir si Nicolas Sarkozy était au courant ou non de ces pratiques.

Témoin assisté dans "l'affaire Karachi"

Une autre affaire concerne des soupçons de financements illégaux d'une campagne présidentielle. Il s'agit de celle de 2007, et d'éventuels fonds venus du régime libyen de Mouammar Kadhafi. L'ancien président de la République a été mis en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale", "association de malfaiteurs" et "recel de fonds publics libyens", rappelle le journal Le Monde. L'affaire est extrêmement complexe et comporte plusieurs chapitres et sous-chapitres. Pour l'instant, elle n'a pas ouvert la voie à un procès où Nicolas Sarkozy serait sommé de comparaître. Dans "l'affaire Karachi", ce dernier est cité comme témoin assisté. Cette affaire mêle des ventes d'armes et de sous-marins à l'Arabie Saoudite et au Pakistan, avec des rétro-commissions qui auraient servi à financer la campagne électorale d'Édouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy était son porte-parole.

Différents non-lieux prononcés

Enfin, en ce qui concerne les enquêtes encore en cours, l'affaire dite "Reso-Garantia", révélée par Mediapart en début d'année, fait état d'un virement de 500 000 euros sur le compte de Nicolas Sarkozy. Celui-ci proviendrait du groupe russe d'assurances Reso-Garantia, pour lequel l'ancien président aurait fait du conseil. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert en 2020 une enquête pour "trafic d'influence", dans le but de déterminer la nature exacte des activités de Nicolas Sarkozy.

D'autres affaires racontées par Le Monde et donc désormais closes ont fait mention du nom de Nicolas Sarkozy. Le quotidien évoque le "Kazakhgate" dans lequel Claude Guéant est impliqué, des factures pour des voyages en jet privé, celle des sondages de l'Élysée ou encore celle concernant l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

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