Nadine Morano ne soutiendra pas Alain Juppé, "plutôt de centre gauche"

Nadine Morano ne soutiendra pas Alain Juppé, "plutôt de centre gauche"
Alain Juppé et Nadine Morano, en octobre 2011 (illustration)

, publié le lundi 03 octobre 2016 à 15h10

L'annonce n'est pas forcément une surprise mais cette fois, c'est clair. Après avoir échoué dans la course aux parrainages pour la primaire de la droite et du centre, Nadine Morano ne soutiendra pas Alain Juppé.

L'élue du Grand Est voit le maire de Bordeaux sur une ligne politique "plutôt de centre gauche" et l'invite à ne pas se tromper de primaire.
Invitée de France Info ce lundi 3 octobre, Nadine Morano a affirmé qu'elle ne prendrait pas position avant le premier tour de la primaire de la droite (dimanche 20 novembre) pour l'un ou l'autre des candidats, mais a estimé qu'"il y a une ligne de droite, portée par François Fillon, Nicolas Sarkozy", et une "ligne plus à gauche, portée par Alain Juppé". "Moi je suis de droite, je l'assume", a-t-elle dit, ajoutant espérer qu'Alain Juppé ne soit pas candidat à la présidentielle. "J'espère qu'il ne le sera pas, à dire vrai" a t-elle lancé.


Selon l'eurodéputée, l'appel d'Alain Juppé aux "déçus du hollandisme" à prendre part à la primaire de la droite et du centre "démontre qu'il est plutôt sur une ligne politique qui est proche de celle de François Hollande". "Il essaie de troubler cette primaire de la droite et du centre par sa ligne politique". "Je trouve que ça va plutôt vers le centre gauche. Donc il ne faut pas qu'il se trompe de primaire. Parce qu'il y a une primaire à gauche, et il y a une primaire à droite", s'est-elle justifiée.

Interrogée sur sa proximité politique avec Nicolas Sarkozy, Nadine Morano a admis qu'"il tient une ligne politique de droite". "Je pense qu'il est plus conforme à ce qu'attend notre électorat aujourd'hui qu'Alain Juppé". Elle a toutefois confessé avoir "des points d'accord aussi avec François Fillon", notamment "s'agissant de sa vision internationale, notamment avec la Russie".

Au passage, elle a égratigné Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme candidate à la primaire, pour avoir appelé "à être aidée" dans l'obtention de ses parrainages. NKM "a dit merci à la télé à Alain Juppé. Ils sont d'ailleurs sur cette même ligne politique qui est une ligne plutôt de centre gauche"."Je n'ai pas accepté l'aide qui m'était proposée", a indiqué l'eurodéputée, elle-même recalée faute de parrainages suffisants. "La tentation était forte", mais "je ne voulais pas avoir les mains liées par un accord".

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