Municipales: quatre femmes briguent la mairie de Nantes

Municipales: quatre femmes briguent la mairie de Nantes
La maire PS de Nantes Johanna Rolland, lors d'une conférence de presse à Nantes, le 27 mars 2019

AFP, publié le vendredi 20 septembre 2019 à 12h54

PS, EELV, LREM et LR: A Nantes, ces quatre partis présentent chacun une femme pour briguer la mairie tenue par les socialistes depuis trente ans et dirigée par Johanna Rolland, 40 ans, qui aura face à elle trois candidates âgées de 37 à 45 ans.

La députée LREM Valérie Oppelt, 45 ans, a été la dernière à entrer dans la course, après l'écologiste Julie Laernoes, 37 ans, et Laurence Garnier, 41 ans, qui avait déjà représenté la droite face à Mme Rolland lors des municipales de 2014.

"Je suis la seule candidate issue de la société civile dans le sens où je n'ai pas fait de carrière politique. Cela fait deux ans et demi que je fais de la politique, avant j'ai une histoire industrielle", a expliqué à l'AFP Mme Oppelt qui a été investie mercredi par La République en marche.

Valérie Oppelt a indiqué qu'elle avait le soutien de deux autres députés de Loire-Atlantique qui auraient pu être candidats à la mairie: l'élue MoDem Sarah El Haïry et François de Rugy, qui a retrouvé son poste à l'assemblée après avoir démissionné du ministère de la Transition écologique cet été.

Julie Laernoes a elle lancé sa campagne via le site "Nantes ensemble" et est élue au conseil municipal où socialistes et écologistes sont alliés de longue date. C'est toutefois la seconde fois qu'EELV présente sa propre candidate à l'élection municipale dans une ville où le parti a obtenu 24,3% des voix aux élections européennes de mai. 

Johanna Rolland, héritière de l'emblématique Jean-Marc Ayrault, avait été élue à l'âge de 34 ans à la tête de la 6e ville de France, qui compte plus de 300.000 habitants. Elle prépare activement sa réélection depuis un an, notamment à travers le projet Labo 258 au cours duquel elle a incité les Nantais "à phosphorer collectivement" en s'exprimant sur l'avenir de la ville.

Son mandat a été marqué par l'abandon des projets d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et de stade de football "Yellopark" ou encore l'évacuation du square Daviais en centre-ville où plusieurs centaines de migrants qui vivaient sous des tentes avaient été déplacés dans des logements plus pérennes.

A sa droite, Laurence Garnier, élue d'opposition au conseil municipal, a estimé dans une "lettre aux Nantais", publiée en septembre, que l'insécurité est devenue "le premier sujet de préoccupation" des habitants de la ville. 

Le Rassemblement national prévoit pour sa part de présenter un ou une candidate, dont le nom sera connu début octobre.

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