Municipales au Havre : la candidature d'Edouard Philippe fait jaser

Municipales au Havre : la candidature d'Edouard Philippe fait jaser
Edouard Philippe, le 30 janvier 2020, à Paris

publié le vendredi 31 janvier 2020 à 11h20

Le Premier ministre est tête de liste pour le scrutin municipal de la cité normande, dont il a été le maire entre 2010 et 2017. Plusieurs voix de l'opposition ont critiqué la possible "double-casquette" du patron de Matignon, qui a précisé qu'il conserverait ses fonctions à Matignon tant que "le président de la République continue à (lui) accorder sa confiance".

"Est-ce que le boulot de Premier ministre est un boulot à mi-temps?". Yannick Jadot a jugé "profondément scandaleux" qu'Edouard Philippe se présente aux municipales au Havre comme tête de liste alors que la France est "en burn-out social". Le chef de file écologiste voit en la candidature du Premier ministre "une forme de démission face aux difficultés des Français et y compris un manque de respect profond vis-à-vis des habitants du Havre". "Au fond il dit je suis candidat mais je ne m'occuperai pas de vous quand je serai élu, si je suis élu", a estimé l'eurodéputé ce vendredi 31 janvier, sur Europe 1.


Chez La France insoumise, le numéro deux Adrien Quatennens a retweeté la une de Paris-Normandie titrant, avec une photo d'Edouard Philippe, "Je suis candidat au Havre", le député l'assortissant de ce commentaire: "Mais d'abord je pète vos retraites".



Au PS, le sénateur Rachid Temal a considéré sur Twitter que le Premier ministre était "déjà dans l'après-Macron" et que "cela en dit long".

Le "pipeau" du front républicain

Du côté du Rassemblement national, Sébastien Chenu a raillé le front républicain promis par LREM pour faire barrage au RN. "Ce pipeau ne marche plus, les Français ont bien compris que ce front républicain en réalité c'était le front de tous les vieux partis pourris qui voulaient demeurer au pouvoir pour défendre leurs intérêts personnels". Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a, de son côté dit qu'il "comprenait (l') attachement (du Premier ministre) à sa ville" et que "peut-être" celui-ci "imagine ne pas rester trop longtemps a Matignon".

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