Municipales à Paris: Dati promet une campagne "de terrain" pour gagner

Municipales à Paris: Dati promet une campagne "de terrain" pour gagner
Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, le 25 novembre 2019 à Paris
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, publié le lundi 27 janvier 2020 à 23h09

"La victoire, on va vous l'apporter", a assuré Rachida Dati lundi à Paris, devant un demi-millier de militants enthousiastes à qui elle a promis une campagne "de terrain" pour entretenir la dynamique de son début de campagne réussi.

Alors qu'un sondage Odoxa-CGI la plaçait dimanche juste derrière Anne Hidalgo à l'approche des municipales (20% contre 23%), la candidate LR a appelé les militants à la mobilisation: "Il ne faut pas lâcher l'affaire maintenant, on a de plus en plus de monde".

Elle a insisté sur les quartiers du Nord et de l'Est car "c'est là-bas que la droite doit être, c'est là-bas que l'on peut reconquérir" Paris.

"On est sur le terrain, je ne crois qu'à ça", a-t-elle ajouté, raillant "ceux qui disent qu'on ne peut pas gagner parce qu'on est tous seuls, qu'on s'est rétrécis". 

"Ils se trompent" et "notre projet est ouvert, on accueille tout le monde", a-t-elle lancé, entourée de l'ensemble des têtes de liste LR pour les municipales dans la capitale.

"Notre victoire n'est plus un rêve lointain" car Rachida Dati est "en train de créer la surprise de cette élection" a affirmé la présidente de la fédération LR de Paris Agnès Evren qui organisait sa cérémonie de voeux, en souhaitant "que 2020 soit l'année de renaissance de la droite".

Rappelant que son parti était donné à la 4e ou 5e place à Paris il y a quelques mois, le président des Républicains Christian Jacob a assuré que "toute cette remontée, c'est Rachida qui l'a faite sur son équation personnelle".

"Nous sommes à un moment où les masques de la macronie sont en train de tomber", a-t-il ajouté.

LR vient de trancher sur les derniers candidats à Paris, choisissant d'investir Mme Evren dans le XVe arrondissement face au maire sortant Philippe Goujon, pourtant LR, mais qui refusait de soutenir Mme Dati.

Un "exemple terrible", a déploré son conseiller politique, Claude Goasguen, qui a averti : "S'il faut exclure, on exclura"-- une menace que l'on s'est empressé de nuancer dans les rangs du parti.

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