Municipales à Paris : Benjamin Griveaux s'oppose à l'exclusion de LREM de Cédric Villani

Municipales à Paris : Benjamin Griveaux s'oppose à l'exclusion de LREM de Cédric Villani
Benjamin Griveaux, le 29 août 2019 à Paris.

, publié le mardi 03 septembre 2019 à 10h47

Alors qu'une candidature dissidente de Cédric Villani à Paris semble se préciser, le candidat désigné par La République en marche ne souhaite pas son exclusion. "Je ne souhaite pas qu'un comportement isolé vienne mettre à mal le mouvement que j'ai participé à bâtir", a-t-il écrit dans une lettre envoyée lundi aux militants La République en marche.

Cédric Villani va-t-il se lancer dans la course aux municipales à Paris ? Depuis l'investiture de Benjamin Griveaux pour être le candidat de La République en marche, le député de l'Essonne semble se rapprocher de plus en plus d'une candidature dissidente. Après un été de réflexions, il doit annoncer ses "intentions" mercredi 4 septembre, plusieurs médias annonçant déjà sa candidature, sans que l'intéressé ne démente.

"Après l'intense campagne médiatique des derniers jours, il apparaît désormais plus que probable que Cédric Villani annonce mercredi sa candidature à Paris. Si tel devait être le cas, je le regretterais", a écrit lundi dans une lettre envoyée aux militants LREM Benjamin Griveaux. "Je regretterais cette décision de partir en solitaire malgré l'engagement qu'il avait pris à maintes reprises de respecter le choix de la Commission Nationale d'Investiture", a-t-il insisté. Le député de Paris déplore également que le mathématicien n'ait jamais répondu à sa proposition de "co-piloter" sa campagne électorale.



Néanmoins, Benjamin Griveaux s'oppose à l'exclusion de LREM de son collègue. "Nos statuts, approuvés par Cédric Villani lui-même, prévoient normalement l'exclusion en cas de candidature dissidente. Mais je ne souhaite pas qu'un comportement isolé vienne mettre à mal le mouvement que j'ai participé à bâtir et à faire vivre depuis le premier jour avec tant d'autres parmi vous", écrit-il. "J'entends les demandes nombreuses d'exclusion. Ne cédons pas là où tant d'autres avant nous ont renoncé", poursuit-il.




"Ma conviction, c'est que nous finirons rassemblés"

"J'aurais préféré que Cédric Villani respecte l'engagement qu'il avait pris et s'engage à nos côtés, c'est évident", a de nouveau regretté M. Griveaux mardi matin sur LCI. "Ma conviction, c'est qu'il le fera dans les semaines ou les mois qui viennent et que, à l'issue de cette campagne ou pendant cette campagne, nous saurons trouver les voies et le chemin du rassemblement", a-t-il expliqué.  




Selon lui, "c'est aussi le message que Cédric Villani a adressé hier au président de la République lorsqu'il dit : il n'y a pas de défiance, ni personnelle, ni vis-à-vis du mouvement". "S'il n'y a pas de défiance, ça veut dire qu'on peut retrouver le chemin de la confiance", a estimé le député de Paris. "Ma conviction, c'est que nous finirons rassemblés", a-t-il insisté, en arguant que l'adversaire de Villani, comme le sien, c'est la maire sortante Anne Hidalgo.

"Je ne demande pas qu'on exclue Cédric Villani, pour une raison simple : je crois que ça n'est pas la bonne manière de faire que de caporaliser la pensée, ça n'est pas la culture d'En marche", a-t-il répété.

Dimanche 1er septembre, le patron des députés LREM Gilles Legendre, s'est également dit sur le plateau de BFMTV hostile à toute sanction contre Cédric Villani. 

 

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