Mort de Steve Maia Caniço : Jean-Luc Mélenchon tire à boulets rouges contre le "régime macroniste"

Mort de Steve Maia Caniço : Jean-Luc Mélenchon tire à boulets rouges contre le "régime macroniste"
Jean-Luc Mélenchon, le 23 juin 2019 à Paris.

, publié le mercredi 31 juillet 2019 à 11h25

Alors que le rapport de l'Inspection générale de la police (IGPN) n'établit aucun lien entre l'intervention des forces de l'ordre et la mort du jeune homme, le chef de file de la France insoumise se dit convaincu qu'"il n'y aura pas de justice rendue".

Cinq semaines après sa disparition, le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé lundi 29 juillet dans la Loire. Le rapport de l'IGPN, qui n'établit "pas de lien" entre l'intervention des forces de l'ordre et sa mort et estime que l'intervention était "justifiée", ne convainc pas toute la classe politique. 

La maire socialiste de Nantes Johanna Rolland, interrogée par l'AFP, a jugé "pour le moins troublant et inquiétant" que "l'IGPN ne soit "toujours pas en mesure de dire ce qui s'est passé". L'eurodéputé Europe-Écologie-Les Verts Yannick Jadot a exigé que "la vérité et la justice s'imposent". Les députés de La France insoumise réclament de leur côté un rapport d'enquête parlementaire. 

"Est-ce encore un État de droit que la macronie ?"

"Braves gens, tenez-le-vous pour dit. Il n'y aura pas de justice rendue. Ils sont tous là pour ça", a écrit de son côté Jean-Luc Mélenchon mardi soir sur sa page Facebook en dénonçant "un pouvoir qui ne contrôle plus la police parce qu'il l'a sollicitée pour des tâches dont il ne veut pas assumer la responsabilité politique".




"Je lis qu'on ne 'saurait établir de coïncidence' entre la disproportion de la charge de police et la mort de Steve (...). Ces mots à eux seuls disent où est rendue la parole officielle dans notre pays. Les Castaner et Belloubet, les bras ballants, toujours prêts à justifier n'importe quoi, débitent leurs grosses ficelles pour gagner du temps et miser sur les dilutions de l'été", a critiqué le chef de file de La France insoumise. 

"Tel est devenu ce régime Macroniste qui a ouvert le cycle des violences et de la politisation de la police et de la justice et ne sait plus reprendre une responsabilité dont il a tant voulu se dédouaner", a-t-il accusé. "Est-ce encore un État de droit que la macronie ?", a-t-il demandé en conclusion.

"Ce gouvernement a une responsabilité"

Sandra Regol, porte-parole d'EELV, a elle dénoncé mercredi sur RTL le "mépris" du gouvernement dans sa réaction à la mort de Steve Maia Caniço et plus largement son "acharnement" contre la jeunesse. "Quand, hier, le gouvernement a fait le choix répété d'expliquer qu'en fait la mort de ce jeune homme n'avait rien à voir avec l'intervention de la police, je n'ose imaginer la colère (...) des familles", a déploré Mme Regol.




"Ça veut dire qu'en fait, s'il est tombé, c'était de sa faute (...) et je pense qu'il y a un certain mépris, une certaine violence dans la prise de position de ce gouvernement sur la mort de ce jeune homme", a-t-elle ajouté.

"Ce gouvernement a une responsabilité" dans ce drame, a-t-elle assuré. "C'est Christophe Castaner qui demande à sa police, qui lui met la pression pour avoir des chiffres, là où la population française a besoin d'assurer la sûreté de chaque personne", a-t-elle insisté. 




"Bien sûr qu'il a une responsabilité, c'est le ministre de l'Intérieur", a renchéri sur BFMTV, le patron du PS Olivier Faure. 

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