Politique

"Mesurettes" de l'exécutif : Marine Le Pen étrille Emmanuel Macron lors de sa rentrée politique

Marine Le Pen réunissait ses soutiens dimanche 10 septembre dans son fief d'Hénin-Beaumont pour sa rentrée politique. La cheffe de file des députés du Rassemblement national en a ainsi profité pour critiquer les politiques menées par le président, allant jusqu'à parler de "mesurettes" de l'exécutif.

Les vacances sont terminées. Pour sa rentrée politique, Marine Le Pen a choisi son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dimanche 10 septembre, pour s'exprimer sur les diverses politiques menées par le président Emmanuel Macron, rapporte BFMTV. La cheffe de file des députés Rassemblement national en a profité pour dénoncer un "effondrement généralisé" de la France. L'ancienne présidente du groupe RN a ainsi étrillé la politique du chef de l'État, parlant même d'un "subtil mélange de marketing et de malhonnêteté".

Les "mesurettes" de l'exécutif

Dans son discours face à ses militants, Marine Le Pen est revenue, selon elle, sur le "désintérêt" et la "nonchalance" d'Emmanuel Macron et de ses ministres en ce qui concerne la "protection des Français". Concernant la politique actuellement menée dans le cadre des services publics, la candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle n'y est pas allée avec le dos de la cuillère. Elle a épinglé ainsi "des dizaines de milliers de postes qui ne sont pas pourvus", notamment dans les hôpitaux, estimant que les réponses apportées "tiennent à quelques mesurettes qui ne suffiront pas à enrayer l’hémorragie". Après avoir aussi étrillé les transports où l'école et les "fausses réponses" du ministre de l'Éducation nationale, avec notamment l'interdiction de l'abaya, Marine Le Pen en a profité pour égrener quelques propositions. Abaissement de la TVA, augmentation du salaire des professeurs, la présidente du RN au palais Bourbon souhaite incarner "un espoir et des solutions".

Quant à la campagne pour les élections européennes de juin prochain, Marine Le Pen a donné un rendez-vous "démocratique" dans les urnes à ses électeurs "attachés à leur nation et qui sont conscients que sans elle, il n'y a plus ni liberté, ni prospérité, ni identité, ni sécurité, ni progrès". Elle juge en effet, que l'Union européenne est un "accélérateur" de la "longue glissade" de la France.

publié le 10 septembre à 15h35, Kévin Comby, 6Medias

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