Mesures anti-Covid à Marseille : "c'est de l'hypocrisie", dénonce Samia Ghali

Mesures anti-Covid à Marseille : "c'est de l'hypocrisie", dénonce Samia Ghali
La deuxième adjointe à la mairie de Marseille, Samia Ghali, le 21 février 2020, à Marseille

, publié le mercredi 26 août 2020 à 12h00

Samia Ghali ne décolère pas. La deuxième adjointe à la mairie de Marseille a vivement critiqué mercredi matin les nouvelles mesures prises dans les Bouches-du-Rhône contre l'épidémie de coronavirus, qui doivent s'appliquer dès mercredi soir. 

A gauche comme à droite, ils sont contre.

Après Renaud Muselier, le président LR de la région PACA, et Michèle Rubirola, la nouvelle maire écolo de Marseille, Samia Ghali (PS), la deuxième adjointe de la mairie, s'insurge contre les nouvelles mesures imposées dans sa ville contre le coronavirus, qui prendront effet dès ce mercredi.

Face à la recrudescence de cas de Covid-19 dans la région, la préfecture met en place le port du masque obligatoire dans tout Marseille, et les bars et restaurants devront fermer à 23h dans toutes les Bouches-du-Rhône. Pour l'élue des quartier Nord, il s'agit là "d'un deuxième confinement "économique" qui va mettre encore plus en difficulté des commerces déjà rudement touchés", dénonce-t-elle dans les colonnes de La Provence. Mercredi, l'élue de gauche fustige ainsi une mesure "hypocrite" et "ridicule" au micro de BFMTV. 



"C'est comme l'histoire des masques"

Comme Renaud Muselier et Michèle Rubirola, Samia Ghali est hostile à ces nouvelles mesures, qui viennent "de Paris". "Le problème du préfet est qu'il vient d'arriver", explique-t-elle. "Il exécute les ordres de Paris, sans partir de la base", regrette l'élue. 

"Dans les bus les gens sont collés les uns aux autres, ça ne pose pas de problème. Et ensuite quand vous allez au bar et qu'on vous met à distance, là ça pose problème", illustre l'élue. 

"C'est de l'hypocrisie totale, de l'effet d'annonce" martèle-t-elle, "pour dire qu'à Marseille on fait les choses. C'est ridicule". "C'est comme l'histoire des masques : cela fait des mois que des gens portent le même", explique-t-elle. "Tant que les masques ne seront pas gratuits, ce sera ainsi", prévient celle qui réclame une "distribution massive" de masques pour la rentrée scolaire. 

Le matin même, Jean Castex a justifié sur Franceinterces mesures restrictives prises à Marseille. "Nous avons des indicateurs qui ont conduit à classer en rouge le territoire, mais surtout nous avions à Marseille un taux de pénétration de l'épidémie particulièrement élevé chez les personnes âgées", a expliqué le Premier ministre, précisant que la situation à Marseille sera étudiée "au jour le jour", les mesures pouvant être "durcies ou allégées".

A quelques jours de la présentation officielle du plan de relance économique, le chef du gouvernement en a appelé à "l'esprit de responsabilité des Français" face à l'épidémie.
 

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