Mélenchon s'adresse aux banques : "Ayez pitié du Front national"

Mélenchon s'adresse aux banques : "Ayez pitié du Front national"
Jean-Luc Mélenchon, à Tourcoing, le 8 janvier 2017

Orange avec AFP, publié le lundi 09 janvier 2017 à 09h36

La formule n'est pas passée inaperçue. Après son grand meeting organisé à Tourcoing ce dimanche 8 janvier, Jean-Luc Mélenchon a continué de détailler son programme ce lundi, tout en glissant au passage un commentaire sur l'actualité du Front national et de Marine Le Pen, qui peine à financer sa campagne pour la prochaine élection présidentielle.

La présidente du FN va emprunter 6 millions d'euros à son père Jean-Marie, par l'intermédiaire de son microparti Cotelec, face aux difficultés rencontrées pour contracter des prêts dans les établissements bancaires français. "Seul un parti politique ou une banque peut prêter à une élection présidentielle", mais "je suis combattue par les banques" avait-elle ainsi déjà lancé il y a quelques semaines.

Ce lundi, elle trouve un "allié" un peu particulier, en la personne d'un de ses opposants les plus virulents : Jean-Luc Mélenchon. "D'habitude, les banquiers n'ont pas de morale", a t-il débord estimé avant d'évoquer une situation "injuste". "Soit le Front national est interdit car dangereux pour la démocratie, soit c'est un parti qui a des élus. Donc pourquoi d'un coup ça leur prend de faire du tri politique ?" demande t-il.


"Je dis aux banquiers, ayez pitié du Front national. "D'habitude vous n'avez pas de morale donc ne faites pas semblant d'en avoir une cette fois-ci", a lancé le leader du Parti de gauche.
Lors d'une réunion de ses sympathisants à Tourcoing, ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne en vue de la présidentielle, plaidant pour un "impôt universel" basé sur la "nationalité du cotisant". "Si je suis élu, l'impôt sera perçu sur la base de la nationalité du cotisant quand il n'est plus en France, c'est-à-dire qu'il sera universel", a t-il affirmé.

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