Mélenchon estime "avoir besoin d'autres relations avec la presse"

Mélenchon estime "avoir besoin d'autres relations avec la presse"
Jean-Luc Mélenchon responsable de La France Insoumise (LFI), lors de ses voeux à la presse le 14 janvier 2021 à Paris

, publié le vendredi 15 janvier 2021 à 19h01

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a confié jeudi avoir besoin, à l'approche de l'élection présidentielle de 2022, d'autres relations avec la presse" que la "guerre implacable" menée jusque-là "contre le système médiatique".

Lors d'un discours à son nouveau local de campagne du Xe arrondissement de Paris, le chef des Insoumis a tenu à adresser des voeux à la presse avec une "touche de sincérité qu'ils n'avaient peut-être pas les autres années".

La pandémie a mis en lumière "l'importance de l'information et de la pluralité de ses sources".

Ainsi, "nous allons changer quelques-uns de nos fusils d'épaule". "Nous avons mené contre le système médiatique une guerre implacable dont il n'est pas question de se dédire", a dit Jean-Luc Mélenchon.

En particulier, il continue de trouver anormal que "neuf personnes contrôlent 90% des médias".

Mais à l'approche de la présidentielle de 2022, "l'année qui vient va être si riche". Donc "nous avons besoin d'avoir d'autres relations avec la presse, non pas pour peser sur ses contenus", a jugé le président des députés Insoumis.

"S'il vous plaît ne nous assignez pas à une idée qui ne soit pas la nôtre. Pas d'étiquette qui ne nous corresponde pas", a-t-il demandé aux journalistes, citant en exemple les accusations d'ambiguité sur l'antisémitisme ou la République.

Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité d'un débat de fond sur son programme: "Ca suffit, dites plutôt que je suis un affreux collectiviste, et qu'avec moi tout va se dissoudre dans le collectif, même si ce n'est pas vrai".

Il a prévenu que LFI allait faire émerger via la plateforme Action populaire, utilisée pour la collecte de signatures d'adhésion à sa candidature, son propre réseau social pour "ne pas avoir à craindre l'interruption" de ses comptes Twitter ou Facebook.

Selon celui qui a déclaré sa candidature en novembre, bien plus tôt que les autres prétendants à gauche, "2022 est la dernière station avant le désert", donc sa préparation est "déterminante".

Il a annoncé la création en février d'un "parlement de campagne" servant d'espace de discussion sur le programme, sans entrer dans les détails.

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