Mélenchon : "Ceux qui ont gouverné avec Hollande devront assumer la sanction collective"

Mélenchon : "Ceux qui ont gouverné avec Hollande devront assumer la sanction collective"
Jean-Luc Mélenchon, le 27 septembre 2016 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

, publié le dimanche 16 octobre 2016 à 08h43

Pour Jean-Luc Mélenchon, la candidature de François Hollande en 2017 est "nécessaire pour la démocratie" et tout candidat du Parti socialiste (PS) ayant "gouverné" avec lui sera comptable du quinquennat et devra "assumer la sanction collective".

"Je ne serais pas d'accord avec un tour de bonneteau où viendrait un autre PS pour nous dire : ' Moi, je ne suis pas impliqué, je ne suis ni responsable ni coupable ! Amnistie générale'", explique le candidat à l'élection présidentielle dans cette interview publiée ce dimanche 16 octobre.

Interrogé sur une possible victoire d'Arnaud Montebourg à la primaire socialiste en janvier, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu'"à (ses) yeux, toute personne qui a gouverné avec Hollande doit assumer la sanction collective. Lui aura du mal dans son camp", prédit-il.

"Beaucoup se souviennent qu'à la primaire en 2011 il a fait la victoire de François Hollande face à Martine Aubry".

"LE PARTI SOCIALISTE VEUT BLOQUER MA CANDIDATURE"

Quant à Emmanuel Macron, il le compare à "Attila" face "aux conquêtes sociales des salariés": "il veut détruire tous leurs acquis". "Il est dans la même lignée que Sarkozy et Hollande. C'est un libéral de droite. Macron, donne un coup de jeune à la droite traditionnelle", résume-t-il.



Le créateur du mouvement "La France insoumise", réunie en convention samedi et dimanche à Saint-André-lez-Lille (Nord), assure par ailleurs que c'est François Hollande qui "a ouvert la brèche aux adversaires". "S'il n'avait pas été aussi loin, jamais la droite n'oserait proposer des choses aussi violentes à présent", argumente-t-il. "Je suis prêt à la comparaison avec lui quand il veut. Personne ne le laissera se défiler face au bilan de ses tromperies et des misères qu'il a répandues".


Le député européen annonce avoir recueilli 270 parrainages pour la présidentielle, répétant que le Parti socialiste "veut bloquer (sa) candidature". "En février, quand j'ai proposé ma candidature, on me moquait : je serai gommé du tableau à la fin du mois ! Sept mois après, je deviens central". Les derniers sondages lui donne entre 14 et 15% d'intentions de vote.

Interrogé enfin sur l'existence de "crimes de guerre à Alep perpétrés par le régime syrien et par la Russie", il répond que "toute guerre est une addition de crimes !" et fustige l'"escalade verbale de Hollande". "Pourquoi en rajouter avec cette menace du tribunal pénal international" contre Vladimir Poutine ? "Sait-on que ni les USA ni la Russie ne le reconnaissent ?", poursuit Jean-Luc Mélenchon. "Le dire n'est pas soutenir Poutine. D'ailleurs il a mis en prison mes amis en Russie", explique-t-il.

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