Masque obligatoire en entreprise : "Il peut y avoir des sanctions", prévient Elisabeth Borne

Masque obligatoire en entreprise : "Il peut y avoir des sanctions", prévient Elisabeth Borne
La ministre du Travail Elisabeth Borne, le 17 juillet 2020 à Matignon.

, publié le lundi 24 août 2020 à 12h10

Pour la ministre du Travail, l'imposition du port du masque dans les entreprises est une mesure nécessaire pour "éviter une deuxième vague" et assurer "la reprise économique".

Face à un rebond de l'épidémie de coronavirus, le port du masque va être "systématisé" dans les entreprises d'ici la rentrée, y compris dans les open space, a annoncé la semaine dernière la ministre du Travail Elisabeth Borne. Ne pas le porter peut conduire à "des sanctions" pour "faute professionnelle", notamment des "avertissements", a-t-elle précisé lundi 24 août sur Europe 1.

"Chacun soit d'abord se dire que c'est sa responsabilité pour se protéger, protéger ses collègues, protéger ses proches", a-t-elle insisté.




Pour Élisabeth Borne, l'imposition du port du masque dans les entreprises est une mesure nécessaire pour "éviter une deuxième vague" et assurer "la reprise économique". "Les services du ministère du Travail seront présents pour conseiller, accompagner et contrôler le bon respect de ces gestes barrières en entreprise", a déclaré la ministre du Travail.

Elle a néanmoins affirmé vouloir "faire confiance aux entreprises, aux partenaires sociaux qui sont bien conscients que c'est la reprise qui se joue".  "Depuis le déconfinement, les entreprises sont très responsables sur la mise en oeuvre des protocoles sanitaires, il y a eu beaucoup d'accords signés, plus de 7.000. J'ai vraiment confiance dans le fait que les entreprises vont s'approprier ces valeurs", a-t-elle assuré.

À chaque règle, ses exceptions

Elisabeth Borne a toutefois expliqué que l'obligation du port du masque pourrait faire l'objet de dérogations "pour les activités pour lesquelles c'est très pénalisant". "Je souhaite que l'on puisse regarder les dérogations qui seront possibles à la fois pour les activités pour lesquelles c'est très pénalisant, mais aussi quand on voit qu'on a d'autres façons de se protéger, lorsque la distanciation physique est amplement respectée", explique la ministre du Travail.
 
Si la ministre a dit attendre "vendredi au plus tard" la réponse du Haut conseil de la santé publique (HCSP) sur ces possibles exceptions, elle a d'ores et déjà évoqué l'éventuelle possibilité de ne pas porter de masque dans un studio de radio ou sur les plateaux TV mais également lorsque l'espace entre chaque collaborateur est amplement suffisant et que la distanciation physique est correctement respectée.

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