Martinez: le RN n'est "pas bienvenu" à la manifestation du 5 décembre

Martinez: le RN n'est "pas bienvenu" à la manifestation du 5 décembre
Philippe Martinez à Montpellier le 19 novembre 2019

, publié le vendredi 22 novembre 2019 à 12h32

Le Rassemblement national n'est "pas le bienvenu" dans les manifestations du 5 décembre contre la réforme des retraites, a indiqué vendredi sur France 2 Philippe Martinez, à qui le vice-président du RN Jordan Bardella a répondu que la CGT n'était "pas propriétaire de la contestation".

Interrogé sur les propos de la présidente du RN Marine Le Pen, qui avait annoncé mercredi qu'elle n'irait pas manifester mais qu'il "y aura sûrement des responsables du RN qui iront", le secrétaire général de la CGT a affirmé que "les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux".

"Le problème dans notre pays c'est pas l'immigration, c'est le partage des richesses", a-t-il poursuivi, "les thèses du rassemblement national ne sont pas les bienvenues dans les manifestations du 5 décembre".

Le vice-président du RN et eurodéputé Jordan Bardella a rétorqué sur Twitter que "la CGT n'est pas propriétaire de la contestation à la réforme des retraites !". 

"Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'un ami des islamistes et d'un traître aux travailleurs qui a appelé à voter Macron !", a ajouté M. Bardella.

Philippe Martinez a répété l'opposition de la CGT à la réforme des retraites, assurant qu'il n'y a "pas besoin de changer le système" mais qu'il faut "le modifier, l'améliorer", notamment pour les femmes, dont les pensions sont plus faibles que celles des hommes.

"Il y a des solutions simples. Nous, on est pour la retraite à 60 ans", a rappelé M. Martinez, assurant qu'"il suffit de reprendre les exonérations de cotisations dont bénéficient un certain nombre d'employeurs, ça représente 20 milliards (...) il y a de quoi financer largement la retraite à 60 ans et améliorer les pensions".

M. Martinez avait déjà critiqué la semaine dernière le soutien du RN à la mobilisation du 5 décembre, estimant que "ce n'est pas la première fois que le RN joue les opportunistes et les populistes de service". Marine Le Pen avait répondu que le patron de la CGT ne pensait qu'à "sa petite gamelle" syndicale en blâmant le RN.

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