Martine Aubry "n'a pas envie que la gauche perde"

Martine Aubry "n'a pas envie que la gauche perde"
Martine Aubry, à Lille, le 17 septembre

, publié le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30

Ce n'est pas encore cette fois que l'on connaîtra son "poulain". À la tribune lors de sa conférence de presse de rentrée, Martine Aubry a déclaré n'avoir "pas envie que la gauche perde" la prochaine élection présidentielle, tout en maintenant le suspense quant au candidat de gauche à qui elle apportera son soutien lors de la primaire.

"Pendant cinq ans, quand j'avais vraiment des désaccords, je les ai dits. Aujourd'hui, quand j'entends la droite, je n'ai pas envie que la gauche perde. Je sais que ce sera très dur. Mais je ne peux pas me résoudre à ce que mon pays peu à peu dérive vers les idées qui sont celles du Front national", a lancé la maire de Lille.

JUPPE SE "DURÇIT", SELON AUBRY

Pour elle, à droite, peu de différence. Elle a ainsi renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, dont elle a critiqué "le durcissement". "Aujourd'hui Alain Juppé, pour gagner les voix de la droite de la droite, dit sur certains sujets (l'aide médicale, le regroupement familial) la même chose que M. Sarkozy" même si "ce sont des personnalités très différentes", a t-elle constaté.


L'ex-première secrétaire du PS s'est également permis une pique (implicite) à l'une de ces cibles favorites. "Jusqu'au bout, je soutiendrai ceux qui sont à gauche, et pas ceux qui font semblant de l'être", a-t-elle lancé, appelant de ses voeux "un rebond à gauche". Elle n'a pas précisé qui elle désignait ainsi, mais elle avait auparavant éreinté à nouveau Emmanuel Macron, dont elle n'a "jamais pensé qu'il était de gauche".

Interrogé sur un éventuel soutien à François Hollande, Martine Aubry a répondu: "j'attends de voir ce qu'il proposera aux Français, il n'y a pas d'exception pour le président de la République. Les Français attendent qu'on leur dise où on va".

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