Martine Aubry juge "justifié" le passage de Lille en zone d'alerte maximale

Martine Aubry juge "justifié" le passage de Lille en zone d'alerte maximale
La maire de Lille Martine Aubry le 3 juillet 2020 à Lille.

, publié le jeudi 08 octobre 2020 à 20h15

"Cette semaine il y a eu une détérioration extrêmement importante" de la situation sanitaire dans la métropole lilloise, a reconnu la maire de Lille.

Après Aix-Marseille, la Guadeloupe et Paris, Lille, Lyon, Grenoble et Saint-Etienne passeront à partir de samedi en zone d'alerte maximale en raison de la dégradation des indicateurs liés à l'épidémie de Covid-19, a annoncé jeudi 8 octobre le ministre de la Santé Olivier Véran. "Le passage de la métropole lilloise en zone d'alerte maximale est totalement justifié et ces mesures étaient nécessaires", a reconnu peu après la maire de Lille Martine Aubry au micro de BFMTV.




"Il y a une semaine, nous avions un indicateur fort d'incidence, c'est-à-dire de personnes atteintes du Covid, mais c'était essentiellement des jeunes, donc nous avions peu de problème dans les hôpitaux.

Cette semaine, il y a eu une détérioration extrêmement importante pour les personnes âgées, nous avons atteint 30% des lits en réanimation. Donc il fallait prendre des mesures", a insisté l'élue socialiste. "En disant ça, je ne veux pas être pessimiste : retourner le cours du virus aujourd'hui c'est tout à fait possible, si chacun s'y met", a-t-elle estimé. 

Au-delà des bars et des restaurants, le passage en zone d'alerte maximale a signifié pour Paris la fermeture des foires, salons professionnels et cirques, des jauges plus limitées dans les centres commerciaux, grands magasins et les amphis universitaires, ainsi que la fermeture des piscines aux adultes et le maintien de portes closes pour les salles de fitness. 

"J'espère que le passage à des mesures plus drastiques amènera les jeunes à réfléchir", a encore déclaré Martine Aubry. "Samedi on a mis des PV dans toutes les fêtes qu'on entendait car il y avait beaucoup d'alcool qui circulait et pas de masque". "J'en appelle à la responsabilité des jeunes et depuis plusieurs jours déjà. Il faut penser à la société, à son avenir, il faut penser aux autres. Je crois en la responsabilité de chacun et en notre responsabilité collective. Cette dégradation c'est parti des jeunes, du retour des vacances, du retour à l'université", a-t-elle insisté.

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