Martine Aubry et ses ex-alliés Verts s'écharpent sur le sort de la Citadelle de Lille

Martine Aubry et ses ex-alliés Verts s'écharpent sur le sort de la Citadelle de Lille
Martine Aubry, le 3 juillet 2020 lors du premier Conseil municipal de Lille de son nouveau mandat.

, publié le samedi 12 décembre 2020 à 12h44

Les Verts n'acceptent pas la décision de la maire de Lille de renoncer à poursuivre les démarches visant à inscrire la citadelle Vauban au patrimoine mondial de l'Unesco.

Baptisée par le célèbre ingénieur de Louis XIV lui-même la "reine des citadelles", la citadelle Vauban de Lille ne sera pas inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, la maire Martine Aubry ayant décidé fin octobre de retirer sa candidature à cause de l'intransigeance de ses experts. Une décision que n'accepte pas les élus Verts, ex-alliés de l'édile socialiste, qui ont déposé un vœu réclamant la reprise au plus vite du projet d'inscription.




"Après 15 ans de travail, vous avez pris la décision de retirer la candidature au classement au patrimoine mondial. Ce classement est pourtant un formidable outil pour mettre en valeur, garantir la restauration et s'inscrire dans un réseau de forteresses Vauban", a dénoncé l'écologiste Stéphane Baly lors du conseil municipal de Lille, conclu dans la nuit de vendredi à samedi 12 décembre. "Vos arguments changent au gré des vérifications et sont au minimum hasardeux, bien souvent mensongers", a interpellé l'ancien candidat à la mairie, qui avait talonné Martine Aubry lors des municipales de juin dernier. 

Martine Aubry campe sur ses positions

Interpellée, la maire de Lille s'est excusé de n'avoir pas informé en amont la maire EELV de Besançon qui préside le réseau Vauban, mais a campé sur sa position. Les conditions posées pour une inscription, la "vision patrimoniale stricte des experts" portent atteinte "à l'évolution de la ville telle que nous la voyons", a-t-elle affirmé, revendiquant la nécessité de "trouver un équilibre entre le patrimoine et l'évolution de la ville, les mobilités douces". 

La procédure Unesco aurait imposé une "zone tampon" autour de la citadelle compromettant notamment des projets de tramway, et "d'abattre des arbres" pour rendre sa visibilité au monument alors que la "citadelle est la poumon vert de Lille", a argumenté Marie-Pierre Bresson, adjointe à la Culture. 

Autre adversaire de Mme Aubry aux municipales, son ex-directrice de cabinet Violette Spillebout, candidate soutenue par LREM, avait également fustigé une décision "susceptible de porter un grave préjudice au rayonnement culturel et à l'attractivité internationale" de la métropole.

Stéphane Baly a indiqué qu'un courrier serait prochainement adressé à la ministre de la Culture pour l'alerter sur ce dossier. 

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