Marseille : Emmanuel Macron réfute vouloir mettre la ville sous "tutelle

Marseille : Emmanuel Macron réfute vouloir mettre la ville sous "tutelle
Emmanuel Macron à Marseille, le 3 septembre 2021.

publié le samedi 04 septembre 2021 à 08h42

Si l'État va suivre l'usage des aides accordées à la ville de Marseille, il ne reprendra pas les compétences des collectivités locales, a insisté le président.

Non, l'État ne mettra pas sous "tutelle" la ville de Marseille, a promis Emmanuel Macron samedi 4 septembre, au lendemain de sa visite dans la cité phocéenne, où il a annoncé la mise en place d'un plan d'aide pour la ville.

"Ce n'est pas du tout une tutelle, c'est une coopération, une volonté d'aider", a assuré le président dans un entretien à La Provence. Jeudi, il avait annoncé des aides importantes pour améliorer les infrastructures, la sécurité ou encore rénover les écoles, dans la deuxième ville de France.

Emmanuel Macron a dit vouloir "tordre le cou" à toute idée de mise sous tutelle. "S'il s'agissait d'une tutelle, l'État reprendrait des compétences. Ce n'est pas le cas".


"On dit souvent qu'on va régler les problèmes en décentralisant. Vous avez une belle démonstration que la décentralisation ne règle pas tout. Elle est inégalitaire. C'est plus facile de décentraliser quand on est à Cannes qu'à Marseille, parce que les gens ne sont pas les mêmes", a-t-il expliqué. "Je sais très bien ce que disaient les gens dans mon dos quand je suis arrivé. Il va donner des milliards et puis après on se les répartira", a-t-il lancé, évoquant son suivi du dossier dans les mois à venir et sa volonté de faire de Marseille un "laboratoire".

Alors que la ville, et notamment ses quartiers nord, est gangrénée par le trafic de drogue et la violence qui en découle, Emmanuel Macron a rappelé la stratégie du gouvernement. "Face à la situation de la drogue, on doit assumer de faire du harcèlement policier et judiciaire. Et pilonner, pilonner, pilonner. J'ai dit au maire, on met davantage de policiers, on met des juges, on met de la visiosurveillance en plus, 500 caméras", a-t-il insisté .

"Il y aura d'autres drames. C'est inévitable. Et plus on va harceler les réseaux, plus il y aura des drames. Je ne dis pas qu'il y aura le zéro criminalité, cela serait un mensonge, mais on doit l'éradiquer", a-t-il mis en garde.

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