Marion Maréchal-Le Pen "étrangère" aux sifflets contre Manuel Valls

Marion Maréchal-Le Pen "étrangère" aux sifflets contre Manuel Valls
Marion Maréchal-Le Pen à Nice, le 18 juillet 2016. (Illustration)

, publié le mardi 19 juillet 2016 à 16h00

- Le Premier ministre Manuel Valls avait été sifflé et hué en marge de la minute de silence à Nice. Un élu Les Républicains avait accusé un groupe de militants du Front national.

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Elle ne les condamne pas, mais Marion Maréchal-Le Pen assure tout de même qu'elle n'a rien à voir avec les huées essuyées par Manuel Valls lundi, en marge de la minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice. "C'était des huées, contrairement à ce qui a été dit, massives et très spontanées", auxquelles "j'étais totalement étrangère", a assuré mardi 19 juillet la députée FN du Vaucluse lors d'une conférence de presse conjointe avec Gilbert Collard à l'Assemblée nationale.

La cheffe de l'opposition régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur a critiqué "ceux", notamment le gouvernement, qui avaient "essayé de les délégitimer en disant que c'était un petit groupe, que c'était orchestré". Ces huées, "j'en ai été surprise, je ne les condamne pas non plus parce que les gens sont dans un tel état d'inquiétude, de tristesse, que je peux comprendre qu'il y ait une colère légitime", a-t-elle dit.

Le vice-président LR de la région Paca, Philippe Tabarot, avait déploré lundi ces huées, estimant que "ce n'était pas spontané", et qu'"il y avait une petite bande aux abords, qui était clairement identifiée FN".



"Il faut cesser de diviser de l'intérieur politiquement les Français, entre ceux qui seraient de bons Français, qui ne siffleraient pas, qui ne hueraient pas, et ceux qui seraient de mauvais Français, racistes, xénophobes", a ensuite fustigé le député apparenté FN Gilbert Collard. "A l'aune des morts qui jonchent la promenade des Anglais, qu'est-ce-que des sifflets ? C'est aussi le rôle d'un homme d'Etat que d'être à moment donné l'exutoire, qui permet à un peuple en souffrance de crier (...) sa souffrance", a-t-il poursuivi. "Au lieu de s'indigner", les élus devraient "prendre leurs responsabilités", selon M. Collard. "L'organisation de la sécurité se fait en co-responsabilité entre le préfet et le maire (...) et quand on réunit des milliers de personnes dans un lieu, on prend les mesures de protection, ça n'a pas été fait", a-t-il lancé.

"Il aurait suffi qu'un véhicule soit à l'entrée du trottoir" pour empêcher le passage du camion, a assuré M. Collard. "Si nous étions au pouvoir, le préfet serait révoqué, (...) on ouvrirait une commission d'enquête pour savoir pour quelle raison il y avait si peu de policiers, pourquoi cet accès n'avait pas été fermé" et le maire LR de Nice Christian Estrosi, le préfet et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve "auraient des comptes à rendre", a-t-il conclu.

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